‹ St Léon le GrandChapitre 109 sur 123 · Saint Léon. CLXV · texte numérisé non relu

Saint Léon. CLXV

judicieusemeni choisis des pères de l'Eglise, qui viennent à l'appui de ses déclarations.

Cette lettre dogmatique, avec les extraits qui l'accompagnent, a été plus d'une fois mise à profit par les écrivains ecclésiastiques des siècles suivants. Comme il faut nous borner, nous nous contenterons d'en citer un passage fort intéressant, qui a été admire et commenté par saint Ephrem d'Antioche ^, sur la maternité de la Sainte Vierge :

« Anathème donc à Nestorius pour avoir cru que la vierge Marie n'était pas la mère de Dieu mais seulement d'un homme; il séparait en effet la personne humaine de la personne divine, c'est-à-dire que, sans vouloir reconnaître un seul Christ dans le Verbe de Dieu et dans la chair, il le divisait en deux personnes distinctes, celle du fils de Dieu et celle du fils de l'homme; au lieu que, sans altérer cette essence immuable du Verbe, qui n'est pas soumise au temps et qui est coéternelle au Père et au Saint-Esprit, le Verbe de Dieu s'est fait homme dans un sein virginal, de sorte que, par un mystère ineffable, par une seule conception et un seul enfantement, chacune des deux natures subsistant véritablement, la même vierge fut à la fois la servante et la mère de Dieu. C'est ce qu'avait compris Elisabeth, comme l'atteste i'évangéliste saint Luc, lorsqu'elle a dit : « D'où me vient cet honneur, quela mère de mon Dieu vienne me visiter-? m^

1. Voy. Photius, Bibliolheca, cod, 228. (Les ouvrages de saint Ephrem d'Antioche ne nous sont connus que par l'analyse qu'en a donne'e Photius.)

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