Epist. CLXV, 2. — Ce passage est reproduit, avec quel
Les métropolitains de TOrient, que l'empereur avait consultés sur l'autorité du concile de Chalcédoine et sur l'ordination d'Élure, firent tous des réponses conformes ^ 11 nous reste trente-sept de ces lettres, en comptant celles de saint Léon et d'Anatole; mais il y en avait beaucoup plus. La plupart portent les signatures de plusieurs évêques. Toutes acceptent le concile de Chalcédoine, rejettent l'ordination d'Élure, le nomment tjran et usurpateur, tiennent saint Protérius pour martyr, et déclarent communiquer avec ceux de sa communion. Plusieurs repoussent la proposition d'un nouveau concile comme honteuse et dangereuse. Julien de Cos, qui avait été aussi consulté par Tempereur, répondit comme les autres et parle de même. Ainsi firent plusieurs solitaires; nous avons encore, en latin, la lettre de saint Baradat, qui est du 27 août 458 ■-.
L'empereur jugea avec raison que le meilleur moyen de donner à Timothée Elure un utile avertissement, était de lui envover la réponse qu'il avait lui-même reçue du souverain pontife. Mais Elure
ques modifications et quelques additions, de la lettre aux moines de la Palestine.
1. Sauf peut-être Amphilochius de Side, en Pamphilie, dont nous n'avons plus la lettre, mais qui, tout en condamnant Tintrusion d'Elure. rejetait, dit-on, le concile de Chalcédoine. (Evagre, II, x.) Saint Euloge dit qu'il revint ensuite à de meilleurs sentiments. (Dans Photius, Biblioth.^ cod. 23o.)
2. Toutes ces réponses furent re'unies, peut-être par ordre de l'empereur, dans une collection que l'on appelait les Circulaires^ et que Cassiodore fit traduire en latin par Épiphane. Il nous reste une partie importante de cette traduction (voy. Mansi, t. VII, col. 53; et suiv.); nous n'avons du texte grec que quelques passages conserve's par Évagre,
persévéra dans la révolte, et il répliqua par une lettre où il blâmait à la fois la lettre de saint Léon et le concile de Chalcédoine ^.
Ce fut peut-être sur sa demande que l'empereur invita le pape à envoyer des députés à Constantinople pour y soutenir la vérité dans une conférence. Nous voyons que saint Léon ne goûta pas cette proposition. Il en parle dans une de ses épîtres aux évêques d'Egypte exilés -y puis dans celle qu'il adresse au prince lui-même le 21 mars 458 \ « Remettre en question, dit-il, ce qui a été démontré, recommencer ce qui est achevé, et discuter encore ce qui a été défini, n'est-ce pas se refuser à remercier Dieu des résultats obtenus? » Voulant toutefois répondre aux bonnes intentions du souverain, il ne demande pas mieux que d'envoyer les députés demandés, mais il les enverra pour instruire le peuple, et non pour discuter de nouveau des points que l'on doit considérer désormais comme établis par l'autorité des conciles et par la grâce du Saint- Esprit ^,
Il envoya en effet, au mois d'août suivant, les évêques Domitien et Géminien, porteurs d'une nouvelle lettre pour l'empereur, dans laquelle il insiste encore sur l'inutilité et le danger qu'il y aurait à délibérer perpétuellement sur les questions de dogme. Quand on confie les vérités de la foi à