Epist. CLXIl
4. « ... Non ad confligendum cum hostibiis fîdei, nec ad certaïKlum contra ullos..., tanquam dubia vel infirma sint quae tanta per Spiritum Sanctum fixit aucloritas. » [Epist. CLXII, 3.)
l'habileté des rhéteurs, « il arrive, dit-il, que ce qui est soutenu avec le plus d'éloquence parait être le plus vrai : mais l'Évangile du Christ n'a pas besoin de ces artifices, car la doctrine de la vérité y est éclairée par sa propre lumière ; et la foi sincère ne recherche pas ce qui flatte l'oreille, car il lui suffit de savoir quel est celu i qui enseio^ne ' ».
Il est fort probable queDomitien etGeminien s'acquittèrent de leur commission selon les désirs du pape. Celui-ci parle encore de ces deux évêques dans une lettre du i j juin 460, où il dit qu'il a appris par eux des nouvelles de Constantinople - ; ce qui fait croire qu'ils y demeurèrent à peu près jusqu'à cette époque.
Et pendant ce temps-là Elure, malgré son indignité, malgré ses crimes, malgré la réprobation de tous les évêques, se maintenait toujours sur le siège d'Alexandrie, par la protection d'x\spar, le puissant patrice auquel l'empereur Léon devait son élévation au trône d'Orient.
L'année 458 avait vu mourir trois patriarches, Basile d'Antioche, Anatole de Constantinople et Juvénal de Jérusalem. Nous avons vu les deux derniers jouer un grand rôle dans l'histoire de ce temps. Quoique bien différents l'un de l'autre, ils montrent tous deux par leur conduite que l'ambition personnelle, quand elle en vient à mépriser les discrets avertissements de la conscience, ne tarde pas à devenir un vice honteux, et que, si elle conduit