Serin. XLII
de recourir à l'autorité des Évangiles. Ce Manès, qui répandit des mensonges diaboliques et fonda une superstition obscène, ne fut connu et condamné que deux cent soixante ans après la résurrection de Notre- Seigneur, sous le consulat de l'empereur Probus et de Paulinus. Alors sévissait déjà la huitième persécution, et déjà des milliers de martvrs avaient prouvé par leurs victoires la vérité de la promesse de Jésus- Christ, qui nous a dit : « Lorsqu'on vous livrera aux c( gouverneurs ne vous mettez point en peine de ce « que vous leur direz ; car ce que vous devez leur dire (( vous sera donné à l'heure même ; puisque ce n'est (( pas vous qui parlez, mais l'Esprit de votre Père (( qui parle en vous^ »
« On ne peut donc admettre que cette promesse du Seigneur soit demeurée sans efiPet pendant tant d'années, ni que cet Esprit de vérité, que n'a pas reçu la race des impies, ait retenu l'abondance de ses sept dons de manière à priver l'Eglise de son inspiration pendant tant de générations, et cela pour attendre la naissance de ce monstrueux auteur de honteux mensonges... Rempli de l'esprit du diablc; il résista à l'esprit du Christ. Sachant que l'inspiration du Paraclet avait permis aux prophètes de prédire l'avenir, il craignit que sa propre doctrine ne fût convaincue de fausseté par la suite même des événements 2, et il eut l'impudence d'inventer des fables sacrilèges pour les mêler à l'histoire des siècles passés ; et comme si l'Ecriture sainte et les prophé-