CONCILE DE CONSTANTINOPLE SOUS FLAVIEN
dispositions d'un prince faible et inintelligent pour organiser son triomphe par tous les moyens possibles. Aussi verrons-nous que cette assemblée devait mériter pleinement le nom de synode de brigands, ou de brigandage d'Ephèse, qu'on lui donna alors et qui lui est resté.
Le pape fut convoqué. Plus d'un sans doute eût préféré qu'il pût être exclu, lui aussi. Comme la chose n'était pas possible, on mit du moins si peu d'empressement, que la lettre de l'empereur n'arriva à Rome que le i3 mai 449^ et que Léon eut à peine le temps de faire rapidement les démarches nécessaires. Il ne crut pas devoir quitter Rome p(»ur se rendre en personne au concile, comme il en était prié ; et il en donne les raisons dans une lettre h Pulchérie^ : ce serait contraire à la coutume de ses prédécesseurs, et d'ailleurs il ne peut songer à abandonner son peuple dans les circonstances critiques où il se trouve. Il fait ici allusion h la marche victorieuse des Huns, que l'on croyait à tout instant voir pénétrer en Italie, et qui, en réalité, n'approchèrent de Rome que trois ans plus tard. Mais, s'il ne peut lui-même aller présider les délibérations, il annonce à Flavien - , à Théodose ^ et à Pulchérie^ qu'il y envoie ses légats, chargés de l'y représenter et d'y parler en son nom. Il choisit, pour cette importante mission, Jules, évêque de Pouzzoles en Campanie, le prêtre René, qui mourut en chemin, à Délos, et le diacre Hilaire, auxquels il