‹ St Léon le GrandChapitre 35 sur 123 · Gen., xxii, i8 (cf. ibid..^ xu · texte numérisé non relu

Gen., xxii, i8 (cf. ibid..^ xu

c est-à-dire au Christ^. Il aurait pu comprendre aussi le sens de la prophétie d'Isaïe : Voici qu'une çiej'ge concevra et enfantera un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel-^ qui signifie Dieu ai>ec nous. Enfin il aurait pu lire avec foi les paroles du même prophète : Un enfant nous est né, et un fils nous a été donné, et sa principauté est sur son épaule; il sera appelé Ange du grand conseil, Admirable, Conseiller, Dieu fort, Prince de la paix ^ Prince du siècle à çenir^. Renonçant alors aux subtilités du langage, il aurait cessé de soutenir que le Verbe s'est fait chair en ce sens qu'il est né des entrailles d'une vierge et qu'il a pris la forme de l'homme, mais qu'il n'a jamais eu un vrai corps humain comme sa mère. Mais il a cru peut-être que notre Seigneur Jésus-Christ ne participait pas à notre nature, parce que l'ange qui fut envové à la bienheureuse Marie toujours vierge lui a dit : U Esprit- S aiîit surviendra en vous et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C^est pourquoi le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu'*. Il a pu penser que, la conception de la Vierge étant l'effet d'une opération divine, la chair de celui qui fut conçu ne devait pas être de même nature que celle de sa mère ; mais ce n'est pas ainsi qu'il faut comprendre cette génération singulièrement admirable et admirablement singulière. La nouveauté de cette procréation n'a rien retranché des caractères de la race; car, si c'est du Saint-Esprit que la Vierge a reçu la fécondité, son corps

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