‹ St Léon le GrandChapitre 37 sur 123 · Joan., I · texte numérisé non relu

Joan., I

r.l SAINT LEON LE GRAND.

Q été soumis à la loi^. La naissance de la chair est la manifestation de la nature humaine ; l'enfantement de la vierge est la marque de la puissance divine. La faiblesse de l'enfant apparaît dans l'humilité de son berceau; la grandeur du Très-Haut est proclamée par la voix des anges. Celui que l'impie Hérode voudrait faire périr entre dans la vie comme les hommes; mais celui que les Mages pleins de joie viennent adorer humblement, c'est le maître du monde. Le jour où il vint se faire baptiser par Jean son précurseur, la voix du Père retentit du haut du ciel, pour bien montrer que la divinité était cachée sous le voile de la chair : Celui-ci^ dit-il, est mon fils hien-aimèy dans lequel j'ai mis toute mon affiection-. C'est donc bien le même que la ruse du démon vient tenter comme un homme, et auquel les anges offrent , comme à Dieu , leurs services et leurs hommages. Avoir faim, avoir soif, se fatiguer, dormir, c'est évidemment d'un homme; mais rassasier cinq mille personnes avec cinq pains, donner a la Samaritaine une eau vive dont il suffit de boire pour n'avoir plus jamais soif, marcher sans enfoncer sur la surface de la mer, calmer la fureur des flots en commandant à la tempête, ce sont là, sans contredit, des signes de la divinité. Ainsi donc, pour ne citer que quelques exemples, comme ce n'est pas le propre d'une seule et même nature de pleurer de compassion sur la mort d'un ami , et de ressusciter par une parole ce même ami, en le tirant du sépulcre où il gisait depuis quatre jours; ou bien d'être attaché à la croix, et de changer le jour eiL nuit et

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