‹ St Léon le GrandChapitre 38 sur 123 · L. Galat.^ IV, 4- 2. Malth., m · texte numérisé non relu

L. Galat.^ IV, 4- 2. Malth., m

d'effrayer le monde ; ou d'être percé par les clous, et d'ouvrir les portes du paradis à la foi du bon larron : ainsi il n'appartient pas à la même nature de dire : Mon pèi^e et moi, nous ne faisons qu'un, ou bien de dire : Mon père est plus grand que moi^... (( C'est donc grâce à cette unité de personne dans une double nature, que nous lisons que le fils de l'homme est descendu du ciel, et d'autre part que le fds de Dieu a tiré son corps de la vierge dont il est né. Il est dit de même que le fils de Dieu a été crucifié et enseveli, alors qu'il a pu souffrir ces choses par suite de l'infirmité de notre nature, mais non dans sa divinité elle-même, par laquelle le fils unique de Dieu est coéternel et consubstantiel à son père. C'est pourquoi nous disons tous, en récitant le symbole, que ce fils unique de Dieu a été crucifié et a été enseveli, selon cette parole de l'apôtre : S'ils l'avaient connue [cette sagesse de Dieu), ils n'auraient jamais crucifié le Seigneur de majestè'^-. Lorsque le Sauveur, qui formait la foi de ses disciples en les interrogeant, leur demandait : Quel est celui que Von dit être le fils de l'homme? Ils répondaient en rapportant les opinions diverses de plusieurs à son sujet. Mais vous, continuait le Maître, qui dites-vous que je suis P Moi qui suis fils de l'homme et que vous voyez sous la forme de l'esclave et dans la vérité de ma chair, qui ditesvous que je suis? Alors le bienheureux Pierre, divinement inspiré, fit cette confession qui devait être celle de toutes les nations : F^ous êtes le Christ, le

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