‹ St Léon le GrandChapitre 39 sur 123 · l Coririth., ii · texte numérisé non relu

l Coririth., ii

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fils du Dieu ^>want^. Et c'est à bon droit qu'il fut proclamé bienheureux par le Seigneur, et qu'il reçut de la Pierre fondamentale la solidité de la pierre dont il garda le nom, celui qui, par l'inspiration du Père, a confessé que la même personne était le fils de Dieu et le Christ. Car l'une de ces deux croyances, séparée de l'autre, ne pouvait servir de rien pour le salut; et il était également funeste de croire que notre Seigneur Jésus-Christ était Dieu sans être homme, ou de croire qu'il était homme sans être Dieu. ^Mais après la résurrection du Seigneur (qui fut réellement celle de son vrai corps, car le corps qui ressuscita était bien celui qui avait été crucifié et qui était mort), à quoi servirent ces quarante jours qu'il passa encore sur la terre, si ce n'est à déofafjer de toute obscurité l'intég^rité de notre foi? C'est pour cela qu'il parlait avec ses disciples, qu'il habitait et mangeait avec eux, qu'il permettait à ceux qui doutaient encore de le toucher d'une main scrupuleuse et curieuse; et que, dans le même temps, il pénétrait auprès d'eux malgré les portes fermées, leur donnait le Saint-Esprit en soufflant sur eux, leur communiquait la lumière de l'intelligence pour leur révéler les secrets des saintes Ecritures. C'est pour cela qu'ensuite il leur montrait de nouveau la blessure de son côté, la marque des clous, et tous les signes de sa passion toute récente encore, en leur disant : Voyez mes mains et mes pieds, et reconnaissez que c'est bien moi. Touchez et voyez : un esprit n'a ni chair ni os, comme cous voyez cpie j'en ai-. 11 voulait leur faire

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