i'/;^^. XXVI II
2. Voy. Quesnel, Dha. de vita s. Leonis, ann. 449 i etT^c/monitio (jui précède la lettre XXYIII dans l'éd. des Ballerini.
3. Jean Moschus vivait aux vi^ et vii^ siècles. Le même récit se retrouve dans la Légende dorée, ch. lxxxix.
4. Voy. encore d'autres anecdotes sur cette lettre dans Baronius, Ann. crcles., ann. /j/ig.
70 SAINT LEON LE GR.iXD.
Les légendes ne font bien souvent que traduire d'une façon matérielle et sensible une idée morale qui est vraie dans le fond. Celle-ci nous représente à sa manière l'assistance divine qui préserve le pape de l'erreur quand il enseigne l'Eglise universelle.
Le conciliabule d'Eplièse, comme on l'appelle ordinairement parce qu'il ne mérita pas le nom de concile, avait été annoncé pour le i" août, et ne s'ouvrit que le 8 du même mois, dans l'église de Sainte-3Iarie, c'est-à-dire dans le lieu même où, peu d'années auparavant, en 43i, saint Cvrille avait présidé, au nom du pape saint Célestin, le troisième concile œcuménique.
Contrairement à certains témoignages contemporains et à l'opinion la plus généralement reçue jusqu'alors, !^L l'abbé Paulin Martin, dans un savant article sur lequel nous aurons à revenir ^, estime qu'il est impossible d'admettre que tous les événements connus de la première session se soient accomplis en un seul jour. Selon lui, l'assemblée se réunit ofïîciellement le 8, mais elle ne commença ses travaux que le lo, et elle consacra près de deux semaines à la première session. En tout cas, il reste probable que les principaux et les plus tragiques événements de cette session, les scènes de violence qui aboutirent à la rupture complète avec les légats du pape, se passèrent tous en une seule journée, quelle que soit la date de celle-ci.
Dioscore s'arrogea la présidence ^, sous le pré-
1. Le brigandage cV Ephèse d'après les actes du concile récemment retrouvés, dans la Revue des questions historiques de juill. 1874, p. 56, note 2, et passim.