Episl. CXXII, CXXIII, CXXXV
a. Voici cette formule : « Moi, tel^ e'vêque de telle ville, j'ai
On cacha le plus longtemps possible la mort de saint Flavien. Saint Léon, qui a rendu plus d'une fois hommage a son courage et à la noblesse de son caractère, le croyait encore vivant le i5 octobre 449; car, dans une lettre aux habitants de Constantinople, après avoir dit qu'il n'admettrait jamais à sa communion et ne regarderait même pas comme évêque celui qui, du vivant de Flavien, oserait prendre sa place, il ajoute : « Dans la personne de votre évoque, ayez toujours devant les yeux Celui pour lequel il n'a pas craint de souffrir toute espèce d'injures. Nous souhaitons que vous soyez en toutes choses ses imitateurs, afin que vous méritiez de partager avec lui la récompense promise à la fidélité ^ » Nous avons encore une autre épître, très courte mais toute affectueuse, où Léon annonce à Flavien qu'il a appris ce qui s'est passé à Ephèse de la bouche d'un diacre qui a pu s'échapper furtivement, et où il le console paternellement de tout ce qu'il a enduré pour la foi. « Continuez, dit-il, à supporter courageusement tous ces maux, par où vous mériterez sans aucun doute une gloire éternelle 2. »
Le courageux Hilaire, en arrivant à Rome, ignorait donc encore que saint Flavien fût déjà en possession de sa récompense ; mais il avait pu apprendre au pape tout ce qu'il savait, et c'était déjà beaucoup. Comme Théodoret, comme tous les honnêtes gens qui
signe le pre'sent e'dit, et j'adhère à tout ce qu'il contient. Je promets d'observer tout ce qui est contenu dans cette lettre, sans y rien ajouter et sans en rien retrancher. » (P. Martin, Le brigandage cPEp/ièse, etc., p. 55.)