Epist. LXIX, LXX, LXXI
et il recommande ses légats, qui sont les évêques Abundius et Astérius, et les prêtres Basile et Sénateur.
. En arrivant à Gonstantinople, ceux-ci apprirent la mort de Théodose et l'avènement de Marcien. Ils remirent donc à ce dernier la lettre destinée à son prédécesseur.
La situation était beaucoup meilleure. Les amis de la vérité retrouvaient la paix, et ils voyaient revenir à eux la foule de ceux qui, naguère encore, étaient ralliés à la politique de Théodose et de Chrysaphius.
Marcien avait déjà écrit à Léon pour lui annoncer son élévation à l'empire et lui demander ses prières. Après avoir reçu les légats et les lettres dont ils étaient porteurs, il répondit aussitôt pour inviter le pape a venir en Orient, s'il lui était possible, pour y présider le prochain concile, dont l'utilité lui paraissait très réelle, et qui était réclamé instamment par plusieurs évêques, entre autres par Eusèbe de Dorylée. Si Léon ne pouvait quitter Rome, il le priait de le lui faire savoir; en ce cas, il avertirait les évêques de l'Orient, de la Thrace et de l'Illyrie de s'assembler au lieu dont on serait convenu K
Cependant les légats s'occupaient activement d'exécuter leurs commissions. Une loi récente avait rappelé les évêques injustement exilés; Anatole, qui montrait les meilleures dispositions, convoqua, à la prière des représentants du pape, un concile de tous les évêques, abbés, prêtres et diacres qui se trouvaient à Constantinople. La date en est peu certaine,