‹ St Léon le GrandChapitre 55 sur 123 · I. Epist. LXXVI · texte numérisé non relu

I. Epist. LXXVI

mais il est probable que cette assemblée se tint en novembre 45o^ Abundius y présenta la lettre de Léon a Flavien, qui fut lue et acceptée de presque tous. Anatole la souscrivit le premier, en prononçant anathème contre Nestorius et Eutychès; et toute l'assemblée suivit son exemple, sauf les abbés Carose, Dorothée et Maxime, et un petit nombre d'eutychiens obstinés. Il fut décidé ensuite que Ton enverrait cette lettre aux évêques absents, en les invitant à la souscrire. Enfin, l'on s'occupa de ceux qui, au conciliabule d'Éphèse, avaient cédé à la violence, et l'on convint que, s'ils abjuraient leurs erreurs, on leur accorderait la communion de leurs églises particulières : leur complet rétablissement était réservé au pape, dans le concile universel qui devait se tenir, ainsi que la déposition de ceux qui refuseraient de signer la confession de foi catholique qui leur était présentée.

Anatole envoya à Rome une députation pour rendre compte à saint Léon de tout ce qui s'était passé dans le concile de Constantinople. Les députés rapportèrent avec eux plusieurs réponses du souverain pontife. Dans une lettre à Anatole datée du i3 avril 2, il conGrme la décision du concile au sujet des évêques repentants, et il demande, en vue de leur rétablissement futur, une enquête de ses légats et d'Anatole lui-même. Il montre plus de sévérité envers les chefs de l'hérésie, Dioscore, Juvénal de Jérusalem et Eustathe de Béryte, dont il défend que les noms soient lus devant l'autel, c'est-à-dire ins-

I. Lettre de Pulchërie àLe'on (£^w/. LXXVII). - Hefele, Hist. des conciles, 1. X, c. iv, g i83.

a. Epist. LXXX. — Cf. Epist. LXXXV.

crits dans les diptyques de l'église, et lus les jours de grandes fêtes avec ceux des pieux évêques.

Une autre lettre ^ contient ses recommandations à Julien, évêque de Cos, en qui il paraît avoir toujours eu une confiance toute particulière. Celles qu'il adresse à Marcien et à Pulchérie"^ contiennent surtout des remerciements et des encouragements.

Mais, environ deux mois plus tard, après avoir revu ses légats à leur retour de Constantinople, il écrit encore aux souverains et leur parle nettement de ses intentions. Après les avoir remerciés de nouveau l'un et l'autre de leurs bonnes dispositions et du soin pieux qu'ils ont pris de faire rapporter solennellement à Constantinople les restes de saint Flavien, il leur recommande les nouveaux légats qu'il envoie en Orient pour régler, de concert avec Anatole, la situation des évêques repentants, suivant les instructions qu'il leur a données ; ces légats étaient l'évêque Lucentius et le prêtre Basile. Et il ajoute, dans son épître à l'empereur : « Pour la convocation du concile, nous l'avons réclamée nousmême, comme vous pouvez vous en souvenir. Mais les malheurs du temps présent ne permettent en aucune façon de rassembler les évêques de toutes les provinces; car ceux qu'il importerait surtout de réunir ne peuvent abandonner pour l'instant leurs diocèses, qu'ils voient affligés par les maux de la guerre. Je vous prie donc de bien vouloir remettre les choses à un temps plus propice où, avec l'aide de Dieu, la tranquillité sera rétablie. C'est de quoi

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