‹ St Léon le GrandChapitre 56 sur 123 · EpUt. LXXVIII et LXXIX · texte numérisé non relu

EpUt. LXXVIII et LXXIX

CONCILE DE CEIALCÉDOINE. 99

les députés que je vous envoie vous entretiendront plus au long, ainsi que de plusieurs autres questions ^ »

Dans la fin de sa lettre à Pulchérie, il demande qu'Eutychès soit éloigné, et qu'on mette à la tête de son monastère un abbé catholique 2.

La raison qu'il donne pour remettre la convocation du concile à une époque indéterminée est sans doute fort grave, et elle aurait suffi à défaut d'autres : c'est l'invasion d'Attila en Gaule, d'où il menaçait l'Italie, et l'obligation, pour beaucoup d'évêques d'Occident, de ne pas quitter leur poste au moment du danger. Mais des raisons d'un autre ordre rendaient aussi cette convocation beaucoup moins nécessaire qu'elle ne l'avait paru quelque temps auparavant : en particulier, l'avènement d'un nouvel empereur en Orient avait singulièrement favorisé le retour à la vérité de tous ceux qui ne craignaient plus d'être sincères ; et l'acceptation presque générale de la lettre à Flavien rendait désormais superflu un nouvel examen de la foi.

Mais la mission que le pape confiait à Lucentius et à Basile était infiniment délicate. En effet, si Anatole avait donné toute satisfaction et si les affaires étaient, en somme, en très bonne voie, il v avait encore bien des choses à régler, sur lesquelles le dernier concile de Constantinople et les précédents légats n'avaient pas osé prendre de décision définitive sans l'approbation du souverain pontife. Il importait surtout de fixer sans retard le sort des évêqués qui, à

Page 1