‹ St Léon le GrandChapitre 57 sur 123 · Epist. LXXXIV · texte numérisé non relu

Epist. LXXXIV

Ephèse, avaient cédé à la crainte, et il fallait pour cela examiner chaque cas en particulier avec le plus grand tact. Voilà pourquoi Léon choisit des hommes dignes de toute sa confiance; et il les chargea d'une lettre adressée à Julien de Cos, par laquelle il le prie de les assister dans cette tâche importante et difficile 1.

MaisMarcien, pressé par lui-même et par d'autres, lança la lettre de convocation avant de savoir que Léon voulait retarder le concile, avant même que Lucentius et Basile eussent seulement quitté Rome. Cette lettre est du 17 mai, et elle convoque les évêques pour le i" septembre, à Nicée 2. Elle est adressée aux métropolitains, que l'empereur prie d'amener avec eux ceux de leurs évêques qu'ils jugeront les plus dignes de prendre part aux délibérations.

^larcien et Anatole mandèrent au pape la convocation du concile ; le premier insiste pour qu'il consente à venir le présider lui-même.

Cette précipitation, sans doute, ne plut pas à saint Léon, non plus que le choix de la ville de Nicée pour un concile qu'il aurait beaucoup préféré voir réunir en Italie. Mais il jugea plus sage de ne pas user de son pouvoir pour arrêter un mouvement déjà si accentué^ et qui, après tout, avait pour cause principale un élan sincère et général vers la vérité et l'unité de l'Église. Il s'associa donc, sans arrièrepensée, à ce mouvement, et si l'état des affaires et la coutume ne lui permirent pas de se rendre en

Page 1