‹ St Léon le GrandChapitre 58 sur 123 · Epist. LXXXVI · texte numérisé non relu

Epist. LXXXVI

2. Voy. Mansi, Sacrorum ccnciliorum... collectio, t. \l (1761), col. 55i.

personne à Nîcée, il tint du moins h ce que les assemblées fussent présidées en son nom et par ses propres légats.

Afin qu'il ne pût y avoir de doute à ce sujet, il écrivit pour donner ses pleins pouvoirs à Lucentius et à BasilQ,, qui étaient déjà partis, et auxquels il joignit Paschasin, évêque de Lilybée, Boniface, prêtre de Rome, et Julien de Cos^ . Ce dernier pourtant, bien que saint Léon lui ait envoyé une lettre particulière pour le prier d'assister les autres légats de ses lumières^, paraît n'avoir eu qu'un rôle officieux : il n'est pas nommé dans l'épître que le pape écrivit au concile^, etil ne prit aucune part à la présidence.

D'ailleurs les nombreuses prescriptions générales que donne le pape en vue du prochain concile marquent non seulement l'importance qu'il attachait à ce grave événement, mais encore sa volonté bien arrêtée de diriger tout, dès le principe, d'une main ferme et sage, afin de prévenir les troubles qui pouvaient compromettre la liberté des assemblées. Il veut que rien ne se fasse qu'en présence de ses légats, et que tout tende à Tunité et à la paix. Il recommande d'éviter de nouvelles discussions sur la foi : il suffît que sa lettre à Flavien ait été généralement acceptée, et il Oiut s'en tenir désormais aux décisions des conciles deNicéeet d'Éphèse. Il prescrit l'indulgence envers tous les coupables qui se repentiront, mais la sévérité envers ceux qui persisteront dans l'esprit de révolte. Aux évêques qui ont pris la place de ceux

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