‹ St Léon le GrandChapitre 66 sur 123 · Ilehv.^ IV, i · texte numérisé non relu

Ilehv.^ IV, i

2. Le texte grec, tel qu'il nous a été conservé, porte i/. ôuo •-piiaswv; mais Tantique traduction latine dit in ditabus naturis. Cette dernière leçon est certainement la bonne : si la chose n'était pas déjà évidente par elle-même (voy, plus haut, p. 120, note i), le témoignage des auteurs anciens suffirait à le prouver : tous ceux qui citent le décret du concile ont en cet endroit Iv ôjo cpj^sa'.v, (Voy., pour plus de détails, Hefele, ConcUiengcschichte^ 1. XI, g 198, et la note i de la p. 728 du t. IL 2« partie, de la trad. de Dom Leclercq.)

CONCILE DE CIIALCEDOIXE. 123

oriental, et il eut été signé sur-le-champ, si les officiers n'avaient pas exprimé le désir de le soumettre auparavant à l'empereur.

Si l'on en croit Hefele', c'est probablement à l'issue de cette séance que l'assemblée adressa à Marcien un discours assez étendu sur les sentiments du concile, qui pourrait bien avoir été rédigé par les légats, et qui traite avec beaucoup de doctrine de la condamnation des dernières hérésies^.

Le 20 octobre, qui est le jour de la fêle de sainte Euphémie, on tint en quelque sorte une séance d'apparat, à laquelle assista l'empereur, accompagné de l'impératrice Pulchérie et du sénat au grand complet. Ce fut la sixième, qui est considérée par plusieurs auteurs comme la clôture du concile, parce qu'elle marque la fin des délibérations et des décisions les [)lus importantes, principalement de celles qui regardent la foi.

Marcien prononça un petit discours, en latin d'abord et ensuite en grec, afin d'être entendu de tout le monde : en termes élégants, il y exprime d'excellents sentiments, et reconnaît une fois de plus le droit de l'Eglise à l'indépendance ^. Puis on relut le dernier décret sur la foi, qui fut signé par trois cent cinquante-cinq évêques , tant en leur nom qu'en celui de leurs collègues absents. L'empereur proposa alors à l'examen de l'assemblée différentes me-

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