Jbic/., Cl
Avant de répondre à cette lettre, il eut la lâche plus douce de remercier les évoques de Gaule, qui. avant reçu sa lettre à Flavien , s'excusaient d'avoir tant tardé à lui écrire, et lui exprimaient leurs sentiments d'amour et de fidélité. « Nous ne cessons, disaient-ils, de rendre grâces à Dieu, et nous nous réjouissons qu'il 'ait donné au siège apostolique, qui avec l'aide du Christ est la source et l'origine de notre religion, un pontife aussi saint, aussi plein de foi et de doctrine ' . «
Comme de nos jours, les évêques de France donnaient le plus beau et le plus touchant exemple de l'union parfaite avec le vicaire de Jésus-Christ; comme de nos jours, le souverain pontife leur témoigna une confiance et une affection particulières. « Nous savions bien, leur dit-il, qu'en vous fleurissait la science divine, don du Saint-Esprit, que les artifices de l'antique ennemi s'efforcent en ce moment de dénaturer dans les églises d'Orient, par le moyen de ceux qui se laissent prendre à ses mensonges. Mais la foi catholique, qui n'est variable dans aucune de ses parties, est rendue plus forte el plus claire par les efforts mêmes de ses adversaires : car ceux-là même qui jusque-là étaient peu capables ou peu soucieux d'éviter les traits subtils de l'ennemi, voyant désormais quelles sont les armes de la vérité, deviennent, par la grâce de Dieu, d'autant plus forts contre les faux enseignements des impies^. » Qu'y a-t-il de plus vrai que ces paroles? Ne voyons-nous pas que les controverses religieuses qui s'élèvent à la suite des inventions de tous les fai-