Jhid
ilser les projets d'Anatole, « qui voudrait se faire plus ^rand que ses devanciers' ».
Parlant a Pulchérie, il insiste sur les mêmes pensées, il propose les vertus de saint Flavien, et en particulier son humilité, comme modèle à son ambitieux successeur, et il dit nettement qu'il casse et annule, par l'autorité du bienheureux apôtre Pierre, tout acquiescement des évêques qui sera contraire aux canons de Nicée^.
A Julien de Cos, qui lui avait écrit, paraît-il, en même temps que les précédents, il répond qu'il est fort surpris de voir qu'il approuve et soutient, lui aussi, des prétentions aussi peu justifiées^.
Enfin sa réponse à Anatole est un exemple remarquable de cette éloquence forte et persuasive, pleine de majesté et de douceur, qui allie si bien une décision inébranlable avec la charité la plus pure et le désintéressement le plus complet, et qui devait souvent servir de modèle aux successeurs de saint Léon. Il y plaide encore une fois la cause qu'il va juger, afin qu'il ne demeure aucun doute sur la sincérité de ses intentions, et ses raisons sont simples, claires et convaincantes. Il y parle avec sévérité, il est vrai, et ne cache pas à l'évêque de Constantinople la nécessité où il se trouve d'obéir, moins encore au pape qu'aux saints canons, s'il veut rester en paix avec sa conscience et ne pas manquer à ses devoirs les plus sacrés ; mais il a à cœur de ne pas le rebuter, et prend un soin tout paternel de lui aplanir la voie du retour. Après avoir exprimé la joie qu'il éprouve