Epist. CXIV, 2; CXV, i;CXIX, 4, etc
inquiétante situation. Il ne laissait passer aucune occasion de dire ce qu'il pensait des empiétements médités par Anatole, et il voulait que les évêques menacés défendissent comme ils le devaient les droits de leurs églises. Répondant, le 1 1 juin, à Maxime d'Antioche qui s'était plaint à lui, il l'encourageait et l'exhortait à résister aux usurpations de Constantinople, sinon pour lui-même, du moins en vue des intérêts futurs du siège dont il avait la gardée
Enfin l'empereur Marcien, qui avait beaucoup moins d'ambition personnelle que d'amour de la paix, entrepritde réconcilier Anatole avec saintLéon. Il écrivit à ce dernier, qui lui répondit, le 9 mars 4^4» qu'il avait le plus grand désir de rendre ses bonnes grâces à l'évêque de Constantinople, mais qu'il ne pouvait le faire qu'à de certaines conditions^.
Dès le mois suivant, Anatole envoyait au pape une lettre où il faisait paraître une soumission trop facile et trop complète pour être bien sincère. Il avait, disait-il, été fort affligé des blâmes du souverain pontife et de sa persistance à ne lui plus écrire. Souhaitant vivement de rentrer en grâce, il s'empressait de le satisfaire. Il avait déjà, suivant son désir, rappelé Aétius et séparé André de la communion de l'Eglise, ainsi que tous les adversaires du saint évêque Flavien et les partisans du perfide Eutychès. Quant aux décisions que les pères de Chalcé-
1. « Dignum est eniin te apostolicae sedis in hac sollicitudine esse consortem, et ad agendi fiduciam privilégia tertiae sedis agnoscere, quae in nullo cujusquam ambitione minuentur..., Etsieniradiversa non nunquamsunt mérita praesulura, jura tamen permanent sedium. t> {Epist. CXIX, 3.)