‹ St Léon le GrandChapitre 78 sur 123 · I. Epist. CXXXII · texte numérisé non relu

I. Epist. CXXXII

désormais dans le respect des droits de chacun et

dans la soumission aux canons de Nicée^.

Dans la fin de cette année 4^4 ^t dans les années suivantes, saint Léon continue à exprimer à peu près les mêmes sentiments, soit qu'il écrive àMarcien^, soit qu'il s'adresse à Anatole lui-même, avec lequel il parait définitivement réconcilié. Mais on sent à chaque instant qu'il ne peut lui rendre, comme il le voudrait, toute sa confiance. Dans l'un de ces avis réitérés qu'il lui envoya un peu plus tard pour l'exhorter à la vigilance contre les hérétiques qui étaient répandus à Constantinople, et plus encore peut-être contre les membres du clergé qui favorisaient ces hérétiques, nous trouvons plusieurs phrases où il est difficile de ne pas voir une critique] indirecte de sa conduite : elles semblent bien être, l'expression des doutes, trop justifiés, que le pape conservait malgré tout sur la sincérité de ses intentions. « C'est en vain, lui dit-il, que nous résistons^ aux ennemis qui sont hors de l'Eglise, si nousj sommes blessés par les ennemis qui sont dans son, sein, en la personne de ceux qu'ils infectent de leursi mensonges. Se perdre soi-même en épar^^nant lesj fautes des autres, c'est une patience funeste qui ne; peut aucunement s'accorder avec la fermeté épiscopale. C'est ainsi qu'autrefois le grand prêtre Héli mérita d'être frappé par la justice divine pour avoir j toléré les crimes de ses fils : car c'est par une lâche indulgence qu'il négligeait de châtier les, pécheurs 3. »

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