I. Job, XIV, 4, 5, selon les Septante
venant ce qu'il n'était pas, tout en restant ce qu'il était, il a uni la vraie forme d'esclave a la forme dans laquelle il est égal à Dieu le Père^, et il a lié entre elles les deux natures de telle sorte, qu'il n'a pas détruit la nature inférieure en la glorifiant, et qu'il n'a pas amoindri la nature supérieure en y ajoutant l'autre 2. Les propriétés de ces deux natures restant donc entières, mais se réunissant dans la même personne, la majesté s'est alliée à l'humilitéi, la puissance à la faiblesse, l'éternité à la mortalité : afin d'acquitter la dette que nous avions contractée, la nature inaccessible à la souffrance s'est unie à celle qui peut souffrir; et le vrai Dieu s'est uni à un homme véritable dans la personne unique de Notre- Seigneur, afin que, seul médiateur entre Dieu et les hommes, il pût mourir comme homme et ressusciter comme Dieu, ainsi qu'il le fallait pour nous sauver. La naissance du Sauveur devait donc laisser intacte la virginité de sa mère, parce qu'en donnant le jour a la Vérité, elle ne pouvait rien perdre de sa chasteté. Voilà, mes bien-aimés, la naissance qui convenait au Christ, vertu et sagesse de Dieu ; c'est ainsi qu'il devint semblable à nous par son humanité, tout en restant supérieur à nous par sa divinité. Car il faut qu'il soit vraiment Dieu pour nous secourir, et vraiment homme pour nous donner l'exemple.
« Le jour de la naissance du Seigneur, les anges entonnent un chant d'allégresse : Gloire à Dieu au