I. Philipp.^ II
1. Les quelques lignes qui suivent se retrouvent, à quelques mots près, dans la lettre de Le'on à Flavien {epist. XXVIII) qu'on lira plus loin.
pliis haut des deux; et ils promettent la paix sur la terre aux hommes de bonne volonté^ Ils voient en effet que la Jérusalem céleste sera composée de toutes les nations de la terre. Combien la faiblesse humaine ne doit-elle pas se réjouir de cet effet inénarrable de la bonté divine, qui inspire une si grande joie au chœur glorieux des anges ?
(( Nous devons donc, mes bien-aimés , rendre grâces à Dieu le Père, par son fils et dans le Saint- Esprit, de ce qu'il nous a tant aimés et de ce qu'il a eu pitié de nous : car nous étions morts par le péché, et il nous a rendu la çie par le Christ-, en nous créant en quelque sorte une seconde fois pour faire de nous des êtres nouveaux. Dépouillons donc le vieil homme et renonçons à ses œuvres; admis à participer à la génération du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais ta dignité, ô chrétien : associé à la nature divine, ne retourne pas, par une indigne complaisance, à la honte du passé. Rappelle-toi quelle est la tête, quel est le corps dont tu es un membre. Rappelle-toi que tu as été arraché à la puissance des ténèbres, rendu à la lumière et transporté dans le royaume de Dieu. Par le sacrement du baptême, tu es devenu le temple du Saint-Esprit : crains de chasser, par ta mauvaise conduite, l'auguste habitant de ce temple, et de retomber par ta faute dans l'esclavage du démon; car tu as été racheté par le sang du Christ, et celui qui t'a racheté dans sa miséricorde te jugera selon la vérité. C'est lui qui règne avec le Père et le