I . Epist. CIX
a. Epist. CXIII, 3.
3. « Vous ne cherchez pas, leur dit encore Marcien, à défendre ou à soutenir la foi, mais bien à conque'rir, pour le malheur des cite's, des e'vêchés et d'autres dignités dont vous vous êtes montrés absolument indignes. »
4. « Iraperitam multitudinem ad defensionem suae perversitati» instigant. » (Saint Léon, £/?w^ CIX, a.)
voyèrent donc une requête à Pulchérie, rejetant la faute des excès qui s'étaient commis sur les habitants de Jérusalem, sur les étrangers, et en particulier sur les Samaritains.
A la prière de Juvénal, qui était alors à Constantinople et qui semble avoir intercédé pour eux, Marcien leur répondit une lettre pleine de sagesse et de modération. Il leur reproche sévèrement les crimes, dignes du dernier supplice, où ils se sont laissé entraîner pour avoir voulu trancher des questions de dogme qui étaient au dessus de leur portée, au lieu de s'en tenir aux simples devoirs de leur état; et, après leur avoir donné un résumé bref et clair de l'enseignement catholique sur les points discutés, il ajoute qu'il laisse a Dieu le soin de les punir, et ne veut pas user, pour imposer la vérité, des armes dont l'erreur vient de se servir si indignement ■ .
Pulchérie leur envoya de son côté une réponse qui est une sorte d'abrégé de la précédente, mais qui se termine par quelques exhortations plus douces 2.
Dans une autre de ses lettres, adressée à l'abbesse Bassa, qui dirigeait un monastère de Jérusalem, elle annonce que les rebelles sont rentrés dans le devoir et ont demandé pardon de leurs fautes; mais elle n'en témoigne pas moins, en ce temps troublé, une pieuse et intelligente sollicitude pour les religieuses de la Palestine, parmi lesquelles il peut se trouver des âmes simples, faciles à circonvenir, et fort ex-