‹ St Léon le GrandChapitre 85 sur 123 · Mansi, t. VII, col. Sog · texte numérisé non relu

Mansi, t. VII, col. Sog

posées à la contagion des fausses doctrines. Elle prie Bassa de veiller sur elles, elle la met en garde contre les erreurs de Photin, d'Apollinaire, de Valentin, de Nestorius et d'Eutychès, et elle termine par un abrégé de la foi catholique'.

Cette lettre fut un des derniers actes de la sage et sainte souveraine, qui devait mourir peu de mois après, en juillet 453.

Enfin saint Léon lui-même écrivit aux moines de Palestine une longue épître, où il traite à fond, avec cette éloquence méthodique qui lui est habituelle, tout ce qui peut expliquer ou même excuser leur conduite, mais aussi tout ce qui doit confondre leurs erreurs et leurs crimes, et enfin tout ce qui est propre à les amener à résipiscence. Le ton est tout autre que celui de la lettre de l'empereur, et l'on peut se demander s'il a aussi bien pénétré le véritable caractère de ces révoltés; mais il parle en pontife, et une si grande noblesse dans les sentiments, jointe à une telle clarté dans les idées, ne pouvait manquer d'attirer les âmes. Beaucoup, ditil, ont pu être trompés par une mauvaise traduction grecque de la lettre à Flavien; pour y remédier, il ne craint pas d'entreprendre, une fois de plus, une grande dissertation sur l'incarnation du Christ, et il faut admirer, ici encore, quel charme il sait donner à ces questions de haute théologie. Mais l'hérésie a conduit ceux qui la soutenaient jusqu'aux excès les plus déplorables : il les rappelle en peu de mots, puis, dans une courte péroraison, il montre aux coupables la nécessité de faire pénitence-.

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