‹ St Léon le GrandChapitre 86 sur 123 · Mansi, t. VII, col. 5o · texte numérisé non relu

Mansi, t. VII, col. 5o

2, Epist. CXXIV.

Pendant ce temps-là, Théodose était toujours à Jérusalem, où sa présence était un scandale et un danger. Marcien ordonna au gouverneur Dorothée de se saisir de lui; mais il n'attendit pas qu'on le prit, et il s'enfuit au mont Sinaï. Il laissait du moins la place libre, et Juvénal put rentrer dans son siège, dans la seconde partie de l'année 453, après vingt mois de bannissement.

Il assembla sans tarder un concile des évèques des trois Palestines, et avec leur aide il déposa tous ceux que Théodose avait ordonnés, et s'efforça de réparer tous les désordres. Puis il écrivit à tous les abbés et moines de la province une lettre synodale courte et simple, conçue en termes nobles et modestes, où il affirme nettement sa foi et sa soumission au siège de saint Pierre^. Après avoir cité les paroles de Jésus-Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle ^ y)y il ajoute : « L'Eglise de Dieu est solidement établie sur cette confession, comme sur la foi que les apôtres nous ont transmise , elle l'a toujours gardée, et elle la gardera jusqu'à la fin du monde. )> Il termine cette épître par une autre citation qui paraît être une allusion, assez touchante, à ses fautes passées et à sa conversion sincère et définitive : « Je le jure par moi-même, dit le Seigneur, je ne veux pas la mort du pécheur, mais je veux qu'il se convertisse et qu'il vive 3. ))

Page 1