‹ St Léon le GrandChapitre 87 sur 123 · Ezech., XXXIII · texte numérisé non relu

Ezech., XXXIII

Nous avons encore la lettre que Marcien écrivit à ce concile de Palestine ^ ; elle contribue, ainsi que les autres lettres de l'empereur, à nous faire connaître les événements de ce temps, et à montrer comme cet esprit sage et pondéré avait constamment l'œil à tout, et ne voyait dans la souveraineté qu'un ensemble de grands devoirs à remplir. Il nous apprend qu'il a écrit aussi à l'évêque Macaire, aux archimandrites et aux moines du mont Sinaï, pour les mettre en garde contre la présence de Théodose dans leur pays.

Juvénal fit part de son rétablissement au souverain pontife vers le commencement de 454- A.u mois de septembre de la même année, il en reçut une belle réponse-, pleine de reproches délicats, à la fois sévères pour le passé coupable et indulgents pour l'avenir pénitent, de ces reproches qui ne blessent pas et qui encouragent, comme saint Léon savait si bien les faire. « Quand le temps du pardon est venu, dit-il, tu as préféré le repentir à l'obstination; et je me réjouis de voir que tu as recherché ce remède céleste, pour devenir enfin le défenseur de la foi, attaquée par les hérétiques. Un évêque n'a jamais le droit d'ignorer ce qu'il prêche; mais un chrétien quelconque habitant Jérusalem est encore moins excusable qu'aucun autre de son ignorance, puisque le sens de l'Évangile lui est révélé non seulement par les pages écrites, mais par le témoignage des lieux mêmes. Car ce qu'ail-

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