Mansi, t. VII, col. 5i
2. Epist. CXXXIX. — Voy. aussi les lettres CXXVI (à Marcien) et CXXA II, i (à Julien de Cos), où saint Léon se réjouit du retour de JuvénaL
leurs on est obligé de croire, là on est forcé de le
voir Il semble que Notre-Seigneur se serve encore
d'une voix corporelle pour dire à ceux qui hésitent : « ... Touchez et voyez : les esprits n'ont pas d'os ni de chair, comme vous voyez que j'en ai ^ )>... Devant toi est Bethléhem, que la Vierge fille^ de David a illustré en y donnant le jour au Sauveur, le jour où, enveloppé de ses langes, il fut déposé dans une crèche, faute de place pour lui dans l'auberge. Devant toi est le lieu où sa naissance fut annoncée par les anges, où son enfance fut adorée par les Mages, où Hérode chercha à le faire péiir en donnant la mort à une multitude d'enfants. Près de toi est le pavs où il passa son enfance et sa jeunesse, où, grandissant dans son corps, il parvint à l'état d'homme parfait, d'une nature véritablement humaine, mangeant pour se nourrir, dormant pour se reposer, pleurant de pitié, et s'émouvant même d'une véritable crainte : car c'est le même qui, comme Dieu, a fait éclater sa puissance par de grands miracles, et qui, comme esclave, a subi les tortures de la passion. Voilà ce que la croix ellemême ne cesse de te répéter; voilà ce que te crie la pierre du sépulcre, où le Seigneur, soumis à la condition humaine, a voulu être déposé, et d'où il est sorti par sa puissance divine. Et lorsque tu montes sur la montagne des Oliviers, pour y vénérer le lieu de l'Ascension, n'entends-tu pas la voix des anges dire aux apôtres stupéfaits de voir le Seigneur quitter la terre : « Hommes de Galilée, pourquoi vous tenez-vous là, regardant au ciel? Ce Jésus,