‹ St Léon le GrandChapitre 92 sur 123 · Ainsi pensent Quesnel, Tillemont, Arendt, le P. Grisar · texte numérisé non relu

Ainsi pensent Quesnel, Tillemont, Arendt, le P. Grisar

confiance toute particulière, et souvent exprimée, de l'illustre pontife dans la protection des saints apôtres, et du secours puissant qu'ils lui ont certainement accordé dans des circonstances où il était sinécessaire. « Quoiqu'il en soit de cette apparition, dit un pieux historien i, il est certain que cette ambassade fait grand honneur à saint Léon, et que la ville de Rome fut délivrée, avec l'aide de Dieu, par une assistance manifeste des saints apôtres Pierre et Paul. »

Peut-être Léon fut-il aussi servi par les circonstances mêmes. S'attaquer à la ville éternelle paraissait aux Barbares une sorte de sacrilège, et la mort prématurée d'Alaric étaii un exemple effrayant. Le P. Grisar, qui exprime cette idée en se fondant sur un passage de Jordanès-, ajoute très judicieusement : (( Léon le Grand aurait-il fait valoir de semblables considérations aux yeux du prince barbare, ce qui est possible, et aurait-il commandé au prince effrayé, avec hauteur et dignité, d'épargner les murs sacrés de Rome, en lui faisant redouter la puissance des princes des apôtres qui reposaient dans l'enceinte de la ville, cela eut été conforme à son caractère patriotique et chrétien, autant qu'approprié aux circonstances et à la nécessité du moment^. »

Ce qu'il y a de certain, c'est qu'Attila marchait sur Rome dans les dispositions les plus hostiles, probablement décidé à poursuivre la vengeance de ses

I. Le P. Saccarelli, Historia ecclesiasHca, t. IX (1781), p. 28r.

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