I. Vita S. Dominici lorlcati
a condamné leurs corps à mourir et que par votre sentence le glaive de Pierre tue leurs âmes. Nous dormons, nous, mais l’épée du siège apostolique est toujours îiors du fourreau et elle frappe des milliers d’hommes et fait périr non seulement leurs corps mortels, mais, hélas! aussi, ce qui est plus lamentable, leurs âmes immortelles. J’oserai dire que, depuis que mon Seigneur a atteint le faîte de 'apostolat, jamais il n’a rien fait qui puisse autant nous effrayer, nous qui devons veiller à sa garde. Les habitants d’Ancône ont vouhi se soumettre à vous, vous livrer leur ville, se livrer eux-mêmes et leurs biens à vous; mais, à cause de leurs fautes, vous ne leur avez pas ouvert la porte de votre miséricorde et, par une sentence publique, vous les avez exclus comme des rebelles et des contumaces du royaume de Dieu et de son Église.... Il ne faut pas que pour la satisfaction d’un seul homme périsse une telle multitude d’hommes, pour lesquels le Christ a répandu son sang. »
Il terminait en suppliant le pape de prendre conseil d’Ilildebrand et des cardinaux Humbert et Boniface pour mettre un terme à cette triste situation. Qu’il modère la rigueur de la sentence portée et pardonne à la hardiesse de celui qui assume le rôle d’intermédiaire entre les Anconitains et lui1.