‹ St. Vincent de Paul, 1576-1660 [microform]Chapitre 5 sur 21 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Passer subitement de la modeste cure de Clichy à l'hôtel de Gondi, c'était certes la plus brusque des transitions. Il ne semble pas toutefois que notre curé de campagne ait eu une heure de perplexité, et ait témoigné le moindre embarras, en se voyant tout h coup transplanté dans une des plus brillantes maisons de Paris. Bien qu'à peine depuis un siècle en France, les Gondi s'étaient en effet de suite mis au premier rang à la cour, àla ville, dans l'Eglise, à l'armée, partout enfin où l'on pouvait se montrer et recueillir des honneurs.

Originaire de Florence et descendant d'une de ces puissantes familles de banquiers toscans qui disputaient le pas à la plus haute noblesse d'Europe et avaient donné deux reines à la France, Antoine de Gondi avait commencé par faire la banque à Lyon. Mais vite naturalisé et introduit à la cour par Catherine de Médicis, qui aimait à s'entourer de compatriotes, il avait été maître d'hôtel de Henri II tandis que sa femme devenait gouvernante des enfants de France. Leur fils, Albert de Gondi, éleva encore plus haut la fortune de sa maison. Successivement

pair et maréchal de France, premier duc de Retz, terre que lui avait apporté sa femme, Catherine de Clermont, veuve du baron de Retz, Albert de Gondi fut un des premiers personnages de son époque. D'une bravoure consommée, mais absolument dépourvu de scrupules, il avait été l'un des principaux conseillers de la Saint-Barthélémy, qui n'eut d'autre tort, a son avis, que de n'être pas assez complète ; puis il fît volte-face sans aucune hésitation, conseilla ouvertement à Henri III de se rapprocher du roi de Navarre, s'attacha résolument à celui-ci et devint l'un de ses principaux conseillers. Pendant ce temps, son frère, Pierre, devenait évêque-duc de Langres puis évoque de Paris, confesseur de Charles IX et cardinal. Ses deux neveux lui succédèrent l'un après l'autre sur le siège de Paris, l'un devint cardinal comme son oncle et le second fut le premier archevêque de Paris. Il serait trop long d'entrer ici dans des détails généalogiques sur la maison de Gondi, détails qui seraient intéressants parce qu'ils peignent bien l'état de la société à cette époque de transition; la chose a du reste été déjà faite avec talent, le peu que nous en disons suffit pour montrer que l'hôtel de Gondi, rue Pavée au Marais, était, aussi bien par sa magnificence que par le grand monde qui l'emplissait, l'un des centres les plus brillants de Paris.

Vincent de Paul était appelé dans ce milieu, si différent de celui où il avait vécu jusque-là, pour y présider à l'éducation des fils de Philippe-Emmanuel de Gondi, comte de Joigny, second fils du maréchal de Retz et, comme nous l'avons dit, revêtu de l'importante charge de général des galères du Roi. Beau, brave, bien fait de sa personne, aussi épris des lettres et des arts que de la gloire, il se distingua

plus tard à un combat contre les Turcs et au siège de La Rochelle, avant d'étonner la cour par sa sortie du monde et son entrée à l'Oratoire. Pour le moment ce n'était encore qu'un élégant seigneur, très bien en cour et fort occupé de sa fortune, mais déjà remarquable, dans une société très licencieuse, par la pureté de ses mœurs et son ardent amour pour sa femme.

Marguerite de Silly était digne, aussi bien par sa beauté, son esprit que par ses angéliques vertus, du culte dont son mari l'entourait. Elle mériterait de figurer dans cette série de femmes illustres, qui se succèdent pendant tout le dix-septième siècle et dont on a écrit la vie. C'est une pure et suave figure, pleine de charme et d'attrait, qui sut faire admirer dans le premier rang les vertus chrétiennes les plus austères, sans rien perdre de sa grâce et de son exquise distinction. Tout entière à l'accomplissement de ses devoirs de grande dame chrétienne, M™° de Gondi devait, pendant le peu d'années qu'elle avait à vivre, être toujours prête à aider, à propager et à faire grandir les innombrables œuvres de charité qui allaient germer avec une si incomparable abondance pendant les cinquante premières années du siècle et redonner à l'Eglise de France une nouvelle vigueur. Telle était sans doute la raison secrète qui guida M. de Bérulle lorsqu'il envoya d'autorité Vincent de Paul chez les Gondi; il comprit en effet que Vincent tout seul ne pourrait que peu, mais qu'aidé, soutenu, il était capable de faire des miracles. Ce soutien, cet appui, il allait le trouver dans M™® de Gondi.

C'était là ce que voulait Bérulle, bien plus que donner un précepteur aux fils du général des galères, qui n'en eussent certes pas manqué. Ce qui

montre bien que telle était l'intention de Bérullc, c'est le soin avec lequel il fut convenu que Vincent aurait sous ses ordres un professeur qui se chargerait du détail de l'instruction, qu'il devait conduire et dirio-er. On lui assurait ainsi des heures de loisir et d'indépendance.

Ce qu'on voulait de lui surtout, c'était qu'il surveillât l'éducation morale et religieuse des enfants qui lui étaient confiés. « J'aime bien mieux, disait M™° de Gondi, qu'on fasse de mes enfants des saints que des grands sei^^neurs. )) Vincent de Paul y mit tout ses soins et tous ses talents; s'il ne réussit pas pour le plus célèbre des enfants qui lui furent confiés, pour celui qui devait s'appeler le cardinal de Retz, on ne peut lui en faire un reproche, quand on voit et le caractère de l'enfant et les circonstances extérieures qui présidèrent à son éducation. Du reste, le futur cardinal allait naitre seulement lors des débuts de Vincent dans la maison de Gondi et il était encore fort jeune quand Vincent de Paul en sortit pour n'y plus rentrera

Au moment où le pauvre petit curé de Clichy arriva dans le splendide château de Montmirail, résidence favorite du général des galères lorsqu'il n'était pas à la cour, il n'y trouvait que deux garçons, l'aîné, Pierre de Gondi, né en 1602, qui devait plus tard être duc de Retz et rester toute sa vie un soldat d'une bravoure éclatante, le second, Henri, destiné à l'Eglise, qui devait mourir dix ans apiès d'une façon tragique, victime d'un accident de cheval. C'étaient deux enfants d'un caractère ardent, violent même, qui durent mettre la patience de leur précepteur à une rude épreuve. Il en profita pour achever d'assouplir cette humeur sèche et reçéche, dont il

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priait sans cesse Dieu de le délivrer et pour réprimer ces boiiilloîis de la nature et cette humeur noire, qui, s'il faut l'en croire, persistèrent si longtemps en lui. Il finit par les faire si complètement disparaître qu'on est tenté de taxer son humilité d'exag^ération lorsqu'on l'entend s'en accuser.

Avec cette simplicité et cette décision qui forme un des traits caractéristiques de sa nature, Vincent de Paul prit de suite et sîins peine l'attitude qui lui convenait dans l'intérieur seigneurial où il devait vivre pendant un temps. Il se donna entièrement à son office et se tint en dehors de tout ce qui n'était pas de ses attributions.

La chose ne devait pas toujours être facile, dans cette grande maison ouverte à tout ce que la société d'alors offrait de plus brillant, mais peut-être de plus mondain, malgré la piété sincère et déjà fervente des maîtres de maison.

Le prêtre que nous connaissons déjà sut bien vite s'isoler au milieu du fracas des affaires de la cour et de la ville : se retirant sans affectation mais sans regret dès qu'on n'avait plus besoin de lui, il savait n'apporter jamais un visage maussade ou rébarbatif. Comme il le dit lui-même naïvement dans une lettre écrite plus tard, où il donne des conseils à un de ses amis qui allait se trouver dans la même situation que lui, il avait pour maxiaie « de regarder M. le général en Dieu et Dieu en lui et de lui obéir de même et à feue Madame comme à la sainte Vierge et de ne me présenter devant eux si ce n'est qu'ils m'y appelassent, ou pour quelque affaire pressante. Au nom de Dieu, Monsieur, faites de même. Quant aux domestiques, il faut beaucoup les honorer et traiter doucement, cordialement et fort respectueusement et

surtout leur dire parfois quelque chose de Dieu. » Avec de pareilles règles de conduite et beaucoup d'esprit naturel, Vincent n'eut pas de peine à faire sa place, et h exercer bientôt une véritable influence sur tous dans l'hôtel de Gondi, sur les maîtres comme sur les serviteurs, qu'il traitait, comme il vient de le dire lui-même, avec une considération qui est une nuance de plus que la bonté.

Si, lorsqu'il leur parlait, il se plaisait souvent à rappeler, au lieu de chercher à le faire oublier, qu'il était fils de paysans et qu'il avait gardé les pourceaux : avec M. et M*^^ de Gondi, au contraire, tout en n'oubliant pas qu'il était de leur maison, il se souvenait toujours aussi qu'il était prêtre et que le respect était dû à son caractère sacerdotal.

Il donna même un jour une preuve remarquable de cette singulière souplesse et de cet art à mêler ensemble deux sentiments qui même chez les chrétiens ne vont pas toujours d'accord, le respect et l'indépendance. On était alors au plus fort de cette passion pour les duels, véritable plaie sociale contre laquelle Richelieu dut sévir avec tant de rigueur afin d'empêcher qu'elle ne décimât la noblesse. Averti, peut-être par M^^ de Gondi, que le général des galères, offensé par un seigneur de la cour, devait se rencontrer avec lui sur le terrain, Vincent le vit venir à la chapelle le jour choisi pour le duel, assister dévotement à la messe et se recommander à la protection de Dieu, au moment où par une inconséquence tout humaine il allait braver ouvertement ses lois. Vincent, qui célébrait l'ofEce divin, laissa lorsqu'ill'eut achevé, la chapelle se vider entièrement, et quand il y fut seul avec M. de Gondi, il s'approcha, se mit à genoux devant lui et lui tint ce langage qui

lions a été conservé : « Souffrez, Monseigneur, que je vous dise un mot en toute humilité. Je sais de bonne part que vous avez dessein de vous aller battre en duel. Mais je vous déclare de la part de mon Sauveur, que je viens de vous montrer et que vous venez d'adorer, que si vous ne quittez ce mauvais dessein, il exercera la justice sur vous et sur toute votre postérité ». Emu par la sainte hardiesse du prêtre dont il n'avait jusque-là admiré que l'humilité, M. de Gondi, dont la piété était sincère et l'âme droite, reste un moment silencieux, puis se souvenant du lieu où il se trouve, rentre en lui-même, pense a ses enfants et promet à Vincent de renoncer à son projet, et il tient parole.

Le fait est caractéristique et montre dès les débuts de sa carrière, quelle était la puissance de persuasion de Vincent de Paul : car on ne pouvait surtout à cette époque, demander ni obtenir de plus grand sacrifice que celui-là, et il l'obtient sans effort apparent par la seule force de sa conviction intérieure et de la grâce divine qui habite en lui. Il est facile de juger par ce trait de l'autorité que le modeste prêtre avait comme naturellement su prendre au milieu de cet hôtel de Gondi, où il semble qu'il eût dû se trouver si dépaysé. Le bien qu'il y fit sans bruit sur tous, maîtres et serviteurs, parents et enfants, visiteurs ou amis, se conçoit aisément. Mais M™° de Gondi fut celle qui profita le plus de la présence sous son toit d'un homme déjà si remarquable par le singulier mélange de vertus et de qualités en apparence contradictoires, que son humilité commençait à ne plus pouvoir cacher et qui joignait à une compassion chaque jour plus grande de tous les genres de souffrance, un discernement des esprits de la plus éton-

liante finesse, ce qui ne va pas toujours ensemble.

M™^ de Gondi était une àme ardente , éprise de la perfection, que la grandeur de sa situation, dont elle voyait chaque jour le néant, ne faisait que pousser en avant. D'une nature inquiète, portée aux scrupules, elle avait besoin d'un guide qui sût lui montrer la route. Probablement sur les instances de M. de BéruUe, Vincent, qu'on commençait h appeler Monsieur Vincent tout court, consentit à se charger de la direction de M'"^ de Gondi.

Il la débarrassa vite de ses scrupules, où elle perdait ses forces dans d'inutiles tourments, et la tourna vers les œuvres de charité envers les pauvres. M™^ de Gondi, toujours ardente, se livra aussitôt avec tant de zèle aux bonnes œuvres de tout genre, malgré sa très frêle santé, qu'elle en tomba malade et faillit mourir. Son directeur, qui, lui aussi, ne savait guère se modérer lorsqu'il s'agissait des pauvres, essayait en vain de la contenir; mais au lieu de lui donner l'exemple, il se ménagea si peu qu'il ne put résister à tant de fatigues et fit une grave maladie .

M™® de Gondi devint ainsi indirectement une des inspiratrices des grandes œuvres de saint Vincent de Paul, qui se plaisait toujours à lui en attribuer l'idée.

Pendant un séjour que les Gondi faisaient au château de Follevilje en Picardie, près d'Amiens, où ils possédaient de grandes terres, on vint un soir chercher M. Vincent pour assister un paysan qui se mourait. C'était un homme qui jouissait d'une bonne réputation et passait pour pieux. Vincent de Paul le voyant au moment de paraître devant Dieu, le Juge qu'on ne peut tromper, eut soudain l'idée de conseiller au malade de faire une confession générale.

Il l'exhortait avec cette éloquence naïve qui per-

suadait plus que tous les discours, lorsque survint M™° de Gondi, qui venait prendre des nouvelles du malade et le consoler. Touché à sa vue, le moribond ne put s'empêcher d'avouer tout haut à la grande dame, qui venait ainsi le visiter sur son lit de mort, qu'il avait la conscience charg-ée de plusieurs péchés mortels « qu'il avait toujours cachés par honte...

« Ce qui fit, continue Abelly, que cette vertueuse dame, touchée d'étonnement, s'écria adressant la parole à M. Vincent : «Ah! Monsieur qu'est-ce que cela?... Qu'est-ce que nous venons d'entendre? Il « en est sans doute ainsi de la plupart de ces pau- (( vres gens. Ah! si cet homme, qui passait pour un (( homme de bien, était en état de damnation, que (( sera-ce des autres qui vivent plus mal? Ah! mon- « sieur Vincent, que d'âmes se perdent! Quel re- « mède à cela? »

Dans sa chrétienne angoisse. M"''' de Gondi obtint de Vincent qu'il prêchât le dimanche suivant dans l'église de la paroisse sur la nécessité des confessions générales. Et a Dieu, dit le saint lui-même, eut tant d'égards à la confiance et à la bonne foi de cette dame, car le grand nombre et l'énormité de mes péchés eût empêché le fruit de cette action, qu'il donna la bénédiction à mon discours, et toutes ces bonnes gens furent si touchés de Dieu, qu'ils venaient tous pour faire leur confession générale — ; la presse fut si grande, que ne pouvant plus y suffire avec un autre prêtre qui m'aidait, ]^/[nie (jg Gondi envoya prier les Révérends Pères

Jésuites d'Amiens de venir au secours Nous

fûmes ensuite aux autres villages qui appartenaient à Madame en ces quartiers-lâ et nous fîmes comme au premier, il y eut grand concours et Dieu donna

partout la bénédiction. Et voilà le premier sermon de la mission et le succès que Dieu lui donna le jour de la Conversion de saint Paul. Ce que Dieu ne fit pas sans dessein un tel jour. ))

Ce aS janvier i6iy resta gravé dans le souvenir de Vincent comme une date mémorable; jamais il ne l'oublia, et chaque année il en célébrait l'anniversaire, comme celui de la première et lointaine origine de sa grande œuvre de la Mission, Mais le moment fixé par la Providence n'était pas encore venu et il semble même que Vincent n'eut nullement conscience encore de la tâche qu'il aurait à accomplir. Ce fut en effet peu de temps après cette première mission de FoUeville, alors que son influence toujours croissante sur M. et M*"^ de Gondi semblait lui permettre de faire chaque jour plus de bien et un bien plus durable, que tout à coup il prend la résolution de quitter la maison de Gondi et d'aller s'ensevelir dans une petite cure de campagne, perdue au fond d'une province pauvre. Subitement, sans avertir personne, il quitte le château de Montmirail, où se trouvait alors la famille de Gondi, se rend directement à Paris, va voir M. de Bérulle, à qui il communique sa résolution, reçoit son approbation, fait sans bruit ses préparatifs et le i®^' août i6iy, il est installé curé de Châtillon-les-Dombes, petite ville située au fond de la Bresse.

Vincent de Paul n'a jamais parlé lui-même des motifs qui le décidèrent à prendre la résolution de quitter ainsi soudainement la situation qu'il occupait avec un si parfait désintéressement et où il faisait tant de bien. Ce furent justement, comme le disent avec vraisemblance tous les biographes, l'estime, les égards, l'autorité même toujours crois-

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santés dont il jouissait dans l'hôtel de Gondi, qui le portèrent à en sortir.

Son humilité prit peur en se voyant traiter comme un personnage. M™° de Gondi ne pouvait se passer de son directeur, et bien qu'il l'eût obligée à s'adresser parfois à un autre confesseur, elle revenait toujours à lui. M. de Gondi professait publiquement son admiration pour le précepteur de ses enfants. C'était plus qu'il n'en fallait pour que celui qui s'appelait toujours un misérable prît la fuite .

Puis l'hôtel de Gondi, c'était le monde, la cour, la politique et ses mille intrigues plus actives que jamais à cette époque où la régence agitée de Marie de Médicis finissait dans la guerre civile et par les assassinats politiques. Enfin, peut-être Vincent, qui prenait sa charge de précepteur au grand sérieux, iut-il effrayé et découragé par la violence de caractère des enfants qu'il devait élever et qui joignaient à la bravoure héréditaire de leur race, une violence, une fougue que rien ne parvenait à dominer. Quelles que fussent du reste les raisons qui le faisaient agir, elles lui parurent suffisantes pour braver le reproche d'ingratitude ou de légèreté et M. de Bérulle en jugea de même. Ce fut lui en effet qui l'aida à mettre son projet à exécution en lui faisant donner par le chapitre de Lyon, dont elle dépendait, la petite cure éloignée où il allait chercher à se faire oublier, ne se doutant pas que la Providence, qui le destinait à de si grandes choses, voulait achever en quelque sorte sa préparation en le mettant en contact direct et sans aucun intermédiaire avec une des plus pauvres et des plus rudes populations de la vieille France.

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C'était là cependant que Dieu devait lui faire trouver une de ces inspirations nouvelles et fécondes comme il en envoie de temps à autre au serviteur fidèle qu'il a destiné à soutenir son Eglise.

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