‹ Stalky & cie: romanChapitre 15 sur 22 · C.oo^Ic · texte numérisé non relu

C.oo^Ic

ig8 STÀLKY ET t>*

que dix-huit années, mais il ne semblait pas l'apprécier.

« Il dit que nous sommes des ramoneurs. Enlevez-le, A Campbell. Oh I j'oubliais! Dis-moi, Campbell, pourquoi as-tu brimé Clewer?»

Alors vinrent les larmes, — les larmes brûlantes, des appels à la pitié et des promesses abjectes de paix. Campbell ne lèverait jamais la main sur ses bourreaux s'ils cessaient leurs tortures. Les questions recommencèrent, — accompagnées d'arguments douloureusement persuasifs.

« Tu semblés souffrir, Campbell. Souffres-tu ? »

« Oui. Horriblement 1 »

a II dit qu'il souffre. En as-tu assez ?»

« Oui 1 oui, je le jure. Oh 1 arrêtez ! »

« Il dit qu'il en a assez. Es-tu humble 1 »

« Oui ! »

a II dît qu'il est humble. Es-tu diablement humble? »

« Oui ! »

« Il dit qu'il est diablement humble. Est-ce que tu brimeras encore Clewer î »

« Non. Non.... ôôh! »

« Il dit qu'il ne brimera plus Clewer. Ni personne ? »

« Non. Je le jure 1 »

« Ni personne. Et cette volée que Sefton et toi deviez nous donner ?»

« Je ne vous la donnerai pasl je ne vous la don-

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neraipas ! je jure que je vous ne la donnerai pas ! »

« Il dit qu'il ne nous battra pas. Crois-tu que tu t'entendes aux brimades? »

« Non, je ne le croîs pas I »

« Il dit qu'il n'entend rien aux brimades. N'est-ce pas que nous t'en avons appris un tas? »

« Ouï.... oui ! »

« Il dit que nous lui en avons appris un tas. Tu nous en es reconnaissant? »

« Ouil »

« Il dit qu'il nous en est reconnaissant. Enlevezle. Oh ! j'oubliais. Dis-moi, Campbell, pourquoi as-tu brimé Clewer? »

Il se remit à pleurer; ses nerfs étaient à vif.

« Parce que je suis un tyranneau. Je suppose que c'est ce que vous voulez me faire dire? »

« Il dit qu'il est un tyranneau.il a raison. Mettez-le dans un coin. Plus d'histoires pour Campbell. A Sefton!

« Les salauds 1 les salauds 1 » criait Sefton avec bien d'autres injures, tandis que des genoux habiles le renvoyaient d'un bout de tapis à l'autre.

« Les bêlements ducfievreau excitent le tigre. — Nous allons le faire beau. Où est-ce qu'il met les trucs avec lesquels il se rase? »

Campbell le dit.

« Beetle, donne-moi un peu d'eau. Turkey, fais mousser le savon. Nous allons te raser, Seffy; aussi tu feras mieux de te tenir bien tranquille si lu ne

veux pas qu'on le coupe. Je' n'ai jamais rasé personne. »

« Non! oh nonl je t'en prie, ne fais pas ça 1 »

« On devient poli, heïn? je ne vais t'enleyer qu'an de ces petits favoris mignons, »

u Si tu ne me rases pas, je... je ferai la paix. Je jure que quand je serai debout je vous ferai grâce de la volée que je vous ai promise I »

« Et la moitié de cette moustache dont nous sommes si fiers. Il dit qu'il nous fera grâce do la yolée qu'il nous a promise. Il est gentil, pas vrai? »

M'Turk se mit à rire dans le plat à barbe nickelé et fixa la tête de Sefton comme dans un étau entre les genoux de Stalky.

« Un moment, » dit Beetle. « On ne peut pas raser les poils un peu longs. II faut d'abord couper ras sa moustache et ensuite on pourra lui racler la peau, »

« Ma foi, je ne vais pas m'amuser à chercher çleg ciseaux. Une allumette fera l'affaire, hein.? Jettemoi la boîte d'allumettes. Puisque c'est un porc, nous pouvons aussi bien le flamber. Tiens-toi tranquille, toi! ■»

Stalky enflamma une allumette bougie, mais s'arrêta : « Oui, mais je ne veux en enlever que la rnoitié ? »

« Ça va bien, » dit Beetle en agitant le blaireau. « Je vais savonner sa moustache jusqu'au milieu, — vois-lu ? et puis tu pourras brûler le reste. »

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La petite moustache fine de la jeunesse s'enflamma comme du duvet jusqu'à la ligne où s'arrêtait le savon, au milieu de la lèvre, et Stalky enleva les poils brûlés en les frottant avec son pouce, pn n'avajt pas fait très doucement fa barbe à Sefton, mais le but qu'on s'était proposé était tout à fait atteint.

« Maintenant le favori de l'autre côté. Rctournez-Ie I » Le fayori fut enlevé également à l'aide <Jes allumettes et du rasoir. « Donnez-lui son miroir à barbe. Çnleyez le bâillon. Je yeux entendre ce qu'il va dire. »

Mais Sefton, ne dît rien. \\ regarda avec horreur et désespoir son visage en ruines, rasé d? travers. Deux grosses larmes coulèrent le long de sa joue .

« Ohl j'oubliais. Dis-moi, Setfon, pourquoi as-lu brimé CIe\yer ? »

« Laissez-moi tranquille I Q(i 1 tyrans d'enfer que yousê(es, |aissez-moi tranquille 1 |3st-ce que je n'en ai pas assez comme ça? »

<( 11 prêtent} que nous devons le laisser tranquille, » ditit' Turk.

« II prétend quenp.qssommes des tyranset pourtantnous n'ayons pas encore commencé I » dit Bee(le. « Tu es ingrat, Seffy. Bon Pieu t ce que tu as l'air d'une atrocité et demie ! »

« Il prétend qu'il en a as,scz comme cela, » dit Stalky. a II se (rompe I »

«Allons, àl'ouyragelàrouvragetwchaïUaM' Turk

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en agitant un bâton. « Arrive ici mon beau Narcisse. Ne tombe pas amoureux de ta propre image 1 »

« Oh, laissez-le ! » dit Campbell dans son coin ; n vous voyez bien qu'il sanglote .»

La douleur, la honte, la vanité blessée et sa com- ' plète impuissance faisaient pleurer Sefton comme un gamin de douze ans.

n Tu feras la paix, Sefton, n'est-ce pas ? tu ne peux pas résister à ces jeunes démons , »

« Ne sois pas impoli, Campbell mon cher, » dit M'Turk,« ou bien nous allons encore nous occuper de toi ! »

« Vousêlesde vrais démons, voussavez, » répondit Campbell.

« Quoi? pour ces petites brimades ?....Lesmêmes que vous avez fait subir à Clewer ! depuis combien de temps vous amusez-vous avec lui ? » demanda Slalky, « tout ce trimestre? »

n Au moins nous n'étions pas toujours en train de taper dessus.»

« Vous le faisiez quand vous pouviez l'attraper, » dit Beetle. 11 était assis àterre, les jambes croisées, et laissait tomber de temps en temps un bâton sur le cou-de-pied de Sefton ■ « Je lésais bien, allez 1 »

<i Je.... nous le faisions peut-être. »

« Et vous vous donniez du mal pour l'attraper ? Je lésais bien, allez! Parce que c'est un sale petit animal, hein ? jele sais bien, allez ! A l'heure qu'il est, vous voyez que c'est vous qui êtes de sales ani-

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maux et vous recevez ce qu'il a reçu parce qu'il était un animal. D'ailleurs ça nous plaît; tout simplement. »

« Nous ne lui avons jamais fait, vraiment de mal.... comme vous nous en avez fait. »

« Vraiment, » dit Beetle. « Ils ne font jamais vraiment de mal.... Molly Fairburn n'en faisait pas. Ils se contentent de taper dessus un peu. Voilà ce qu'ils disent. Ils ne font que leur briser le cœur à coups de pied, et puis les petits s'en vont sangloter dans les chambres de débarras. lisse fourrent la tête dans les manteaux accrochés et sanglotent. Ils écriventà la maison trois fois par jour, — oui, espèce de brute, j'ai fait ça, — pour demander qu'on les retire du collège. On ne t'a jamais brimé convenablement, Campbell. Je suis fâché que tu te sois rendu. »

« Je ne le suis pas, moi, » dit Campbell, qui avait quelque humour. « Attention I tu es en train de démolir Seflon t »

Beetle était si excité qu'il avait manié son bâton sans réflexion. Sefton demandait grâce en hurlant.

« Et toi! » cria Beetle, se retournant sans se lever. « On ne t'a jamais brimé non plus? Où élaîslu avant de venir ici? »

« Je... j'avais un précepteur. »

» Ah! c'est assez nature!. Et tu n'as jamais vraiment pleuré de ta vie. Mais en ce moment tu pleures, par ma foi! n'est-ce pas que tu pleures? »

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« Tu n'y vois donc pas,espèce de brute aveugle? a Sefton tomba de côté. Les traces de ses larmes sillonnaient ses joues, à travers le savon séché. Le bâton de cricket tomba tout à coup sur la partie inférieure et arrondie de 8on corps.

« Ah, je suis aveugle, » dit Beetle, « et une brute? Tais-toi, Stalky. Je vais causer un peu avec notre ami, à la Molly Fairburn. Moi, je crois que j'y vois. Sefton, est-ce que j'y vois? »

« La question est bien posée, » dit M' Turk en surveillant le bâton à l'œuvre. « Seffy,tu ferais mieux de dire qu'il y voit. »

« Oui, tu vois, — certainement, je jure que tu y vois! » hurlait Sefton que de solides arguments étaient en train de convaincre.

« N'est-ce pas que j'ai de beaux yeux? a Pendant ce catéchisme le bâton se levait et s'abattait régulièrement.

» Ouil »

« Brun clair, n'esl-ce pas? »

u Oui, oh t oui. »

« Quel menteur tu fais! Ils sont bleu-ciel. N'estce pas qu'ils sont bleu-ciel? »

n Oui, oh! oui. »

« Tu te contredis d'une minute à l'autre. Il faut l'instruire — il faut l'instruire, «

m Beetle, tu es joliment furieux! a dit Stalky. « Garde ton sang-froid! »

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« On mel'a fait à moi,» répondit Beelle.« Voyons... tu m'as appelé brute? »

« La paix, — ohl la paix! » cria Sefton. « Faisons la paix. Je cède I laisse-moi aller I je suis brisé! je n'en peux plusl »

« Zut! juste quand ça commençait à bien marcher, u grommela M' Turk. a Je jurerais bien qu'ils ne laissaient pas aller Clewer. »

« Avoue, fais des excuses, — vitel » dit Stalky.

Sefton, gisant à terre, se rendit sans conditions, en termes plus abjects encore que ceux de Campbell. Jamais il ne toucherait plus personne. II vivrait humblement tous les jours qui lui restaient à vivre.

« Je suppose qu'il faut accepter leur parole ? » dit Stalky. « Ça va bien, Sefton. Tu es brisé? Très , bien.Beelle, lais-loi! Mais avant de vous laisser vous lever, il fautque Campbell et toi nous fassiez te plaisir de chanter Kilty de Coieraine, — à la Clewer. u

« Ce n'est pas juste, » dit Campbell, « nous nous sommes rendus. »

« Bien sûr. Maintenant vous avez à faire ce que nous vous disons, tout comme le ferait Clewer. Si vous ne vous étiez pas rendus, vous auriez été brimés pour de bon. Comme vous vous êtes rendus, — tu suis le raisonnement, Seffy? — il faut chanter des odes en l'honneur des conquérants. Allons, dépêchez-vous 1 »

Les trois amis s'étalèrent voluptueusement dans

des fauteuils. Campbeli et Sefton se regardèrent et ce qu'ils virent ne les consola ni l'un ni l'autre; ils attaquèrent Kitty de Coleraine.

« C'est atrocement mauvais, » dît Stalky, lorsque ces accents lamentables eurent pris fin. « Si vous ne vous étiez pas rendus, nous aurions été forcés à regret de vous jeter des livres à la tête pour vous apprendre à chanter faux. Allons 1 »

Il les délivra de leurs liens, mais pendant plusieurs minutes les patients ne purent se lever. Campbell fut debout le premier, souriant d'un air gêné. Sefton se traîna jusqu'à la table et se cacha la têtedans les bras. De gros sanglots le secouaient. Ni l'un ni l'autre n'avaient la moindre velléité de combattre, — ils n'étaient que stupéfaits, embarrassés et honteux.

« Est-ce que... est-ce qu'il peut se raser complètement la figure avant le thé, dites-moi? » demanda Campbell. « La cloche va sonner dans dix minutes. »

Stalky secoua la tête. Il avait l'intention d'escorter à ce repas l'individu à demi rasé.

M'Turk bâilla dans son fauteuil et Beetle s'essuya le front. L'excitation et la fatigue leur avaient donné chaud.

« Si j'y connaissais quelque chose je vous ferais un sermon, » dit Stalky avec sévérité.

<( Pas de discours; ils se sont rendus, » interrompit M' Turk.

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<i Ce travail de persuasion morale vous épuise pas mai. »

« Voyez-vouscombien nous avons été indulgents? nous aurions pu faire venir Clewer pour vous regarder, » dit Stalky. — Les bêlements du tigre excitent le chevreau. Nous ne l'avons pas fait pourtant. Nous n'aurions qu'à raconter tout ça à quelques types pour que vous soyez hués dans toute la boîte. Votre vie deviendrait insupportable. Nous ne le ferons pas non plus. Nous ne nous servons que de moyens de persuasion strictement moraux, Campbell. Ainsi, à moins que toi ou Seffy ne parliez de ça, personne n'en parlera. «

o Tu es un brave type, ma parole, » dît Campbell. « Je pense que je me suis plutôt conduit comme une brute à l'égard de Clewer. »

« Ça en avait l'air, » répondit Stalky. « Mais je ne pense pas que Seffy ait besoin de venir au réfectoire avec ses favoris de travers. Ce serait horriblement mauvais pour les fags de voir ça. Il peut se raser. Tu ne nous remercies pas, Sefton ? »

Sefton ne leva pas ta tête. 11 dormait profondément.

« Voilà qui est drôle, « dit M'Turk, comme un ronflement se mêlait à un sanglot. « Moi je pense que c'est du toupet ; ou bien il fait semblant. »

« Non pas, » expliqua lieetîc. « Quand Molly Fairburn s'était occupé de moi pendant une heure à peu près je me laissais quelquefois tomber sur

un banc où je m'endormais à l'instant. Pauvre diable!.... après tout il m'a appelé un sale poètel »

« Allons, venez,» dilStalky,baissaiitlavoix.« Au revoir, Campbell. Rappelle-toi que si tu ne parles pas personne ne parlera. »

On aurait dû avoir une danse guerrière, mais les trois étaient si fatigués qu'ils s'endormirent presque au-dessus de leur thé, dans leur chambre, et qu'ils dormirent jusqu'à l'heure de l'élude.

« Voilà une lettre bien extraordinaire. Tous les parents sont-ils fous à lier? qu'en dites-vous? i> demandai Principal, en passanthuit pages d'écriture serrée au Révérend John.

« — Mon fils unique et je suis veuve — c'est l'espèce la moins raisonnable. » L'aumônier lut la lettre en pinçant les lèvres.

h Si la moitié de ces plaintes étaient fondées, notre homme serait à l'infirmerie ; au lieu de cela il se porte ridiculement bien. II s'est rasé, c'est vrai, je l'avais remarqué. »

« Parce qu'il y a été forcé, comme le fait remarquer sa mère. Quelle chose excellente 1 quelle chose salutaire' »

« Vous n'avez pas à lui répondre, vous I il m'arrive rarement d'ignorer ce qui s'est passé au collège, mais ceci me dépasse. »

« Si vous me demandiez mon avis, je vous dirais de ne pas chercher à vous excuser. Quand on est

forcé de prendre des nourrissons venus de bottes à

« Ce matin il a été très bien à sa répétition... avec moi..., » dit le Principal d'un air rêveur, « et ses manières étaient meilleures que d'habitude, m

a ... ou bien Us font l'éducation de leurs camarades, ou bien, comme dans le cas présent, les camarades font la leur. Je préfère nos méthodes à nous, » affirma l'aumônier pour conclure.

« Vous croyez que c'est cela ? » demanda le Principal en soulevant le sourcil .

« J'en suis sûr I et il n'a aucune excuse pour essayer de donner une mauvaise réputation au collège. »

« C'est ce que j'ai l'intention de lui faire comprendre, » répondit le Principal.

Les augures clignèrent de l'œil.

Quelques jours plus tard le Révérend John fit une visite à l'étude no 5. — « Padré, pourquoi n'ètes-vous pas venu plus tôt? » demandèrent les trois amis.

h J'observais les temps et Ljs événements et les hommes.... et les collégiens, « répondit l'aumônier. « Je suis content de ma dixième légion. Je lui fais mes compliments. En classe, ce matin, Clewer jetait des boulettes remplies d'encre au lieu de travailler. Maintenant il fait cinquante lignes pour... audace sans pareille. »

« Vous ne pouvez nous blâmer, Monsieur, » dit Beetle. « Vous nous aviez dit de supprimer... la pression. A quoi pouvez-vous vous attendre de la part d'un fagf »

« Beetle, j'ai connu des garçons de cinq ans plus âgés que lui et qui jetaient des boulettes d'encre. A l'un de ceux-là j'ai donné deux cents lignes... il n' y a pas si longtemps. Et, à propos, puisque j'y pense, m'a-t-on jamais remis ces deux cents lignes? »

« Le sais-tu, Turkey? » demanda Beetle sans rougir.

« Ne trouvez-vous pas que Clewer a l'air un peu plus propre, Padré? » interrompit Stalky. • «(Quels réformateurs nous sommes! » affirma M' Turk.

« C'est Stalky qui a tout fait, mais on s'est amusé, » dit Beetle.

« J'ai remarqué la réforme en plusieurs endroits. Ne vous disais-je pas que votre influence serait plus grande que celle de n'importe qui dans le collège si vous vouliez bien vous en servir ? s

«Notre genre de... persuasion morale est un peu fatigant quand on l'emploie souvent. De plus, vous voyez, ça ne sert qu'à rendre Clewer insolent. >.

« Je ne pensais pas à Clewer, Stalky; je pen-

«Oht nous ne nous sommes pas beaucoup in-

quiétés des autres, » dit M' Turk. « N'est-ce pas ? »

« Mais moi je m'en inquiétais, dès le début, u

« Alors, Monsieur, vous saviez ? »

Une bouffée de fumée descendit vers le sol.

« On dit que les collégiens font plus pour leur éducation mutuelle que ce que nous autres pourrions ou oserions faire. Si je m'étais servi de la moitié de la persuasion morale que vous avez ou n'avez pas employée.... »

« Avec les meilleures intentions du monde. N'oubliez pas nos pieuses intentions, Padré, u dit M' Turk.

« Je suppose que je serais en train de languir à l'heure qu'il est dans la prison de Bideford, n'estce pas? Eh bien, pour parler comme le Principal dans une petite affaire que nous nous sommes entendus pour oublier, cela me paraît une injustice flagrante.... De quoi riez-vous, jeunes pécheurs? N'est-ce pas vrai? Je ne resterai pas ici pour qu'on se moque de moi. J'étais entré dans celle caverne d'iniquité pour voir si quelqu'un voulait venir se baigner au large de la falaise. Mais je vois que vous ne voulez pas venir. »

« Nous ne voulons pas, croyez-vous ! une minute, Padré Sahib, nous prenons nos serviettes et nous sommes avec vous. »

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