DIALOGUE IT
AUGUSTE ET BILINSKI.
BILINSKI.
Ah! vous croyez que son maitre... pourra nous échapper, sans doute. C’est ainci que l'on conspire, dans cette maison, contre les justes droits d’un frère et d’un père. Retirez. vous, Boleslas ; mais attendez-vous à recevoir le châtiment que vous méritez.
Seigneur Auguste, vous savez où est Sla nislas.
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AUGUSTE
Et quand je le saurais.
BILINSKIT.
Vous devriez user de toute votre influence pour le ramener auprès de son frère.
AUGUSTE
Et le remettre sous la conduite d'un aussi digne gouverneur que vous! Non, j'ignore où mon ami peut se trouver en ce moment ; mais si cela m'était possible, je vous empêcherais d'arriver jusqu'à lui. Oui, je le défendrais de toutes mes forces contre ses ennemis.
Ses ennemis! Voudriez-vous désigner ainsi son frère et moi ?
AUGUSTE
Vous n'êtes, en effet, que Ses bouxreaux.
BILINSKT.
C'est ainsi qu'on soutient un enfant re:
belle.
AUGUSTE
Rebelle à quoi? à vos machinations in fernales ?
BILINSKI.
Eh! comptez- vous pour rien la volonté de l’illustre seigneur de Kostka, palatin de Rostkow, sénateur du royaume de Pologne, honoré de la confiance de l'empereur d'A lemagne ?
AUGUSTE
Je le connais, ce noble seigneur ; il est aussi l'ami du palatin de Sandomir, qui est mon père. (Biinski perd son arrogance.
Je sais avec quelle tendresse il aime Stanis las. S'il cherche à le retenir dans le monde, auprès de lui, c’est pour jouir du spectacle de ses vertus; pour contempler l'épanouisse ment de ce lis si pur, en respirer le suave parfum, en embaumer sa veillesse. Quand il vous confia cet enfant chéri pour l'ame ner à Vienne, vous savez comme vous il supplia, les larmes aux yeux, d’avoir pour lui la sollicitude et l'amour d'un père. Où sont vos promesses, Bilinski ? Vous tour méntez cette âme aimante et délicate; au lieu de veiller sur elle, vous l’exposez aux
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