DIALOGUE IT
PAUL, BILINSKI ET STANISLAS, ilinski, el
1 meillenr r
er dès ce PAUL.
de amis. Depuis longtemps, cher Stenislas, je vou ut 1éätre, lais vous ouvrir mon Cœur; mais je craioyen bien gbais... je n’osais. Pernettez-le aujour -
tout (le hui : à un frère qui vous aime tendrement. Jusqu'à présent, méprisant les avantages de LE naissance et les suceès auxquels vous
‘ésente :} juvez aspirer, vous n'avez eu qu'un seul | | ésir, celui d'avancer dans la vertu. Vous ut parler avez travaillé que pour le ciel. Ce but
Bt assurément très - louable. Mais enfin, vous e pouvez le nier, vous n’avez rien fait pour
èS
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votre avenir, et, sur le point d'entrer äans ie monde,rous lui êtes entièrement étranger. :
Je désire l'être toujours.
BILINSKI.
Cependant, convenez -en, Stanislas, la.
perspective que le monde ouvre devant vous n'est pas sans quelque charme: votre jeu resse et une brillante fortune serviraient tous vos rêves de bonheur: vous pouvez, comme tant d'autres, prendre votre part des fêtes et des plaisirs à la cour des princes, coûter toutes les délices de la vie.
Ces plaisirs trompeurs ne me tenteni point.
PAUL
S'ils vous sont inconnus, Comment pou vez - vous les dédaigner ?
Vous, mon frère, qui les avez goûtés, qui en êtes rassasié, quand vous ont-ils satis- « fait, ces plaisirs ? quanü vous ont-ils laissé 4
d'entrer dans dontent ? Non, tous cela est trop peu pour ment étranger, femplir l'abime du cœur humain.
BILINSKI.
Je le vois, Stanislas, vos goûts sont nobles, et votre ambition, — trop exigente peut être, — vous fait mépriser ce que la plupart
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Stanislas, la des hommes recherchent avec tant d’ardeur.
e devant vous votre jeu -
e serviraient * Oui, j'aspire à de plus hautes destinées vous pouvez. ‘que celles que vous m'offrez en ce moment. otre part des des princes, vie. . Sungez donc au sang qui coule dans vos veines; songez donc à tous les faits
d'armes, à toutes les victoires qui ont
me tenten: élevé nos arsêtres aux yeux de la religion et de la patrie. Ne seriez -vous pas flatté
de vous présenter dans le monde entouré de
“ces souvenirs? Mais ce ne serait là que le ment pou - Mpoint de départ de votre élévation. Vous aurez droit de placer quelque espoir dans les
“alliances de notre famille avec les plus
puissants palatins du royaume. La route
est frayée : pour peu que vous vouliez pro - - fiter des occasions, votre vie va se déployer sur un vaste théâtre. Vous prendrez place au-
PAUL
goûtés, qui 1t-1ls satisnt - ils laissé À
près de ces hommes dont les noms reten-} tissent au loin, Usons donc de toutes les} IUURRS faveurs de la fortune et marchons réso- LE Iûment vers un si bel avenir.