‹ Stanislas de Kostka [microforme]Chapitre 8 sur 18 · HE · texte numérisé non relu

HE

! 1 Les honneurs et la gloire !

1h ; ji STANISLAS.

1 Du fi Kai in A Q Q ù Et à quoi serviront ces honneurs et cette EM . Fée + , ë , LA l A gloire, puisqu'il faudra s’en séparer un IN à . ‘ re LÉ jé jour? Mais soit: vous vous élancez dans if (EE |

cette carrière qui vous charme; vous n'y 1 ei rencontrez ni obstacies, ni difficultés : tout 1 à semble favoriser vos vœux. Infortuné! de :

Lu nouveaux désirs naîtront sans cesse, vos | besoins se multiplieront chaque jour. Au- 1] jourd’hui, vous êtes fier des applaudisse- « ments de quelques amis: demain ceux de !

tout un peuple ne vous sufiront plus. :

Saisirez- vous ce fantôme qui fuit devant

vous? Qu: vous a dit que vous ne succom- !

berez pas dans cette course rapide ? Pouvez- ! vous vous flatter que votre nem vous sur-

vivra ? Allez interroger tant d'hommes qui

noms reten- à connu la gloire.

de toutes les

Qu'ont-ils laissé après Pas même un souvenir.

eu x ?

rchons réso -

Ieurs et cette séparer un ‘lancez dans €; vous n'y icultés : tout fortuné ! de S Cesse, vos e jour, Auapplaudisse ain ceux de diront plus.

fuit devant ne suCCom e ? Pouvez -

1 VOUS sur ommes qui

# PAUL

FE ï

Faut-il donc renoncer aux plus douces espérances ? refouler dans son cœur les plus légitimes aspirations ?

LS

Dr. STANISLAS.

Ah! gardez - vous en bien. Il y a une am bition louable et sainte, qui nous élève au dessus de cette nature de boue. Elle ne connait ni les bassesses, ni la jalousie, ni les craintes. C'est elle qui vous assurera ce que lëmonde est incapable de donner, le bon ka et la véritable gloire. Et ce bonheur se limitera pas aux joursde votre pèle tibage cette gloire ne passera pas avec les lOmmes qui vous auront connu : elle lürera toujours. Entendez - vous, Paul ?

tou) jours. Elle: durera encore, lorsque ce siècle anra disparu, lersque ce monde, que { jus aimez tant, ne sera plus rien. tre érnellement plongé dans un océan de nheur et de gloire, dites -moi, mon frère,

dest- ce pas là ce que votre cœur désire sans

pouvoir encore le trouver ?

PAUL

| 1h Je pensais ainsi autrefois’, mais aujour ï. d'hui, c’est différent.

- de rat æ

BILINEKI.

Stanislas, rappelez - vous que l’on compte sur vous aussi pour soutenir l'éclat d’une 4 antique maison.

Ah!si ce sont là les privilèges de ma naissance et le devoir que m’impose le nom de Kostka, que n’ai-je vu le jour dans une obscure chaumière ?

PAUL

Ni Arrète, malheureux ! Comment peux-t{ù | étouffer dans ton cœur le sentiment de la ” (HN nature ? Voilà comment tu nous aimes tous. + | Tu préfèrerais nn vil artisan à ton noble # père ! f

Mon père! Ah ! que ne peut-il rompren dre ma tendresse pour lui? La crainte de lui déplaire m’accable ; et sa douleur!!... Mais il y & là aussi quelque chose qui me dit: Tu w’es pas fait pour le monde. Est-ce que

dois étouffer cette voix puissante, irrésistible,

Gui m'appelle ailleurs ?

mais aujour . #

4 PAUL

| Et où vous appeile-t-elle? (Après quel ques instants de silence.) Enfin vous vous

e l'on compte l'éclat ne « déclarez : vous voulez quitter le monde.

Trainer votre misérable existence dans un

lèges de mi couvent !

npose le nom PAUL.

ur dans une #4 Vous serez la honte de notre père. BILINSKI.

nt

L'opprobre de votre famille.

1ent peux-tu itiment de la LS aimes {tOus.

à ton noble

PAUL

+ Voilà donc vos généreux désirs, votre noble ambition : vous faire la risée des gens sensés, e rebut des hommes comme il faut.

il compren -

rainte de lui ur!!... Mais me dit: Tu st-ce que

Mon frère, j'aspire au cie! !

PAUL

Et pensez-vous que nous voulions nous

AA

4 at damner? Etes- vous assez aveuglé par l'or.

‘ É il gueil pour croire qu'il n’y fait que vous de!

4 | AN 1 vertueux ? | 1 STANISLAS.

Mon frère, mon frère !

PAUL

Et notre père, croyez- vous ‘qu'il consente à un projet aussi insensé? Non, jamais:

vous le savez bien.

Ah! son cœur n'est pas insensible. Je

|| \f saurai le toucher, dussé-je me traîner à A \f genoux jusqu'à Cracovie.

hi: d | L PAUL. te LE Je le vois, c'est un parti pris: vous RE voulez me pousser à bout; vous espérer El: peut - être triompher de moi en vousdonnant | (1 | comme martyr. Détrompez-vous; je ne \ veux plus avoir désormais pour vous que le :

plus souverain mépris. Maïs, sachez - le bien, | il faut vous préparer à prendre part ce soir à Eh: une réunion d'amis: vous y serez de gréou : de force, et nous verrons! {Paul et Bilinski se retirent.)

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