XVI INTRODUCTION
depuis effaça la Pologne de la liste des nations, système spoliateur qui a ser\i de prétexte et d'excuse aux envahissements modernes *. »
Maurice Glayre justiGa entièrement la haute confiance du roi et sut s'attirer l'estime et la faveur de l'impératrice et des principaux hommes d'Etat russes. Au bout de deux ans, son noviciat diplomatique achevé, il obtint son rappel. « L'impératrice me donna des marques particulières de ses bontés, dit-il, et je revins à Varsovie porteur d'une lettre de sa part au roi, où elle lui demanda mon avancement pour prix de ma conduite à sa Cour. »
Voici, d'autre part, ce que lui écrivait le comte Panin, ministre de Catherine II, à la fin de son premier voyage en Russie : « J'apprendrai avec plaisir que votre retour à Varsovie ne se sera fait que pour votre avantage. Je serai surtout très flatté si votre service en Russie vous a été une occasion de mériter auprès du roi et vous obtient quelque marque de bienveillance. Vous voudrez bien, monsieur, que l'intérêt que vous m'avez engagé à prendre à ce qui vous regarde, vous accompagne partout où vous serez. Vous recevrez avant votre départ le présent d'usage, et j'y joins avec plaisir une assurance flatteuse pour vous, monsieur, de l'opinion avantageuse que vous laissez à tous ceux qui vous ont connu ^. »
Cette lettre du comte Panin est une des rares pièces
I. Lettre à l'historien suisse Zschokkc, 12 mars i8o4. a. Lettre du 12 avril 1767.