‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 11 sur 78 · INTRODUCTION, XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION, XVII

des papiers de Glayre, relatives à son séjour en Russie. Une seconde, est un acte de 17G8, par lequel il était agrégé au corps de la noblesse polonaise. Une troisième, est le diplôme de conseiller privé et secret du roi ; il porte la date du 2G février 1772. Celait la réponse du souverain à la lettre que Catherine II avait donnée à Glayre à son retour de Russie. Quelques mois auparavant la Diète avait reconnu les mérites, la valeur et la loyauté du jeune diplomate, en lui accordant spontanément rindigénat polonais. On comprendra l'importance de cette décision, en se rappelant combien il était difficile d'obtenir cette qualité de citoyen et combien de personnages importants se la virent refuser. « Je reçus avec reconnaissance, dit Glayre, cette preuve de l'approbation nationale donnée à la confiance dont le roi m'honorait. »

C'était le moment où les passions politiques étaient le plus surexcitées en Pologne. Les Confédérés avaient proclamé la déchéance de Stanislas-Auguste et organisé, contre lui, un guet-apcns qui réussit en partie le 3 novembre 1771. Les chefs de la Confédération recoururent ensuite à tous les moyens de la force et de l'intrigue, pendant que le roi, obligé de rester dans sa chambre, était en proie aux inquiétudes les plus vives et aux chagrins les plus profonds. Glayre eut de nombreuses occasions, alors, de faire usage de ses connaissances et de son bon sens pour suppléer un peu à la faiblesse du souverain. Il le fit encore de manière à mériter aussi bien l'approbation du roi et d'une grande partie de la nation, que la sympathie de

Page 1