XVIII INTRODUCTION
Saldern, qui avait succédé au prince Repnin comme représentant de Catherine II.
(( Je suis indigné des moments désagréables et des inconséquences des Polonais, lui écrivait ce diplomate. Je vous en parlerai plus amplement de bouche, car je suis fermement résolu que vous ne soyez pas dupe quand vous me parlez, et que je ne le sois pas quand je vous parle. Je vous aime trop pour avoir des moments désagréables quand nous sommes tête-à-tête... Je vous écris tout ceci pour que je sois de bonne humeur quand j'ai l'honneur de vous voir. Soyez bien persuadé que je vous aime et que je ne veux jamais passer un moment désagréable avec vous*. »
On me demandera peut-être quelles étaient les opinions de Maurice Glayre sur les événements de Tépoque. Je ne saurais mieux faire, pour répondre à cette question, que de placer sous les yeux du lecteur quelques extraits d'un article qu'il prépara alors pour la Gazette de Francfort. Ce journal avait inséré une Lettre adressée au roi par un Confédéré pour l'engager à renoncer au siège de Czenstochowa. Glayre voulut renseigner le public allemand sur la vraie situation de la Pologne, et montrer quels étaient les mobiles qui faisaient agir les chefs de la Confédération de Bar.
« Partout où l'amour des lois et de la liberté est le motif vrai et unique, disait-il, tout est concert et
I. Lettre du 12 novembre 1771, dans laquelle il était surtout question de la conduite « inconsidérée, légère, frivole et, en un mot, polonaise » de Biélak, qui était un adjudant du grand général Oginski. Ils étaient membres de la Confédération do Bar.