‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 13 sur 78 · INTRODUCTION. XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIX

harmonie. D n'y a qu'un ennemi : c'est Toppresseur. Quiconque veut sa perte est ami, traité et reconnu comme tel. Là où régnent les divisions, la religion, les lois, la liberté servent de masque à des intérêts personnels et subalternes, et la cause publique, n'étant plus le but prochain et unique, est d'abord mal soutenue et succombe enfin, victime des passions domestiques. Tel sera le sort de notre infortunée patrie... Elle n'a rien à attendre de ses défenseurs désunis, qu'une prolongation de maux inutiles et des désordres toujours renaissants. »

Appliquant ensuite ces principes si élevés à la description de ce qui se passait en Pologne, Maurice Glayre continuait ainsi :

« L'auteur ose interroger le roi de Pologne et lui demande « comment l'on peut concilier ses serments » avec la trame odieuse de Radom. » C'est de ces paroles que découle tout le venin répandu dans cette pièce.

» Vous saurez, monsieur, que c'est k Radom que s'est formée la Confédération en faveur des dissidents, et que c'est là que se sont faites les premières ébau^ ches de l'ouvrage contre lequel la nation est aujourd'hui soulevée. En insinuant, comme l'auteur le fait, que c'est par les ordres du roi que cette Confédération a été formée, on fait tomber sur lui tout l'odieux de cet ouvrage ; il est dès lors l'auteur des malheurs qui l'ont suivi. Cette imposture est de la même espèce que celle qu'on vous a déjà fait observer, et le ^oi n'a pas eu plus de part, à tout ce q^i « est résolu k Kadom

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