‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 14 sur 78 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

qu'au siège de Czenslochowa. En voici des preuves de la dernière évidence :

» Les chefs de cette Confédération étaient tous des ennemis du roi. Ils projetèrent son détrônement, offrirent à ce prix leurs services à la Russie pour introduire en Pologne une égalité parfaite entre les catholiques et les dissidents ; arrangèrent entre eux des réformes dans le gouvernement, cherchèrent à les faire approuver par l'ambassadeur de Russie et demandèrent que Fimpératrice les leur garantît. Quatre membres de leur assemblée partirent pour Moscou avec le titre d'ambassadeurs ; leurs instructions portaient des plaintes contre le roi, la demande de la garantie et la promesse de faire rétablir les dissidents dans leurs anciens droits. L'impératrice reçut les plaintes contre le roi sans daigner y répondre, se refusa au projet du détrônement, mais accorda aux délégués la promesse de la garantie et accepta leurs offres en faveur des dissidents.

» Les chefs de Radom, déçus dans leur vue principale, mais engagés avec la Russie par leurs démarches imprudentes, furent dans la nécessité de poursuivre et d'achever enfin l'ouvrage dont ils s'étaient chargés, sans toutefois en recevoir le prix attendu. Sitôt qu'il fut conduit à sa fin, ils se virent à la veille de devenir les objets de la vengeance publique, et mirent tous leurs soins à tromper la nation en lui persuadant qu'ils n'avaient été que les instruments de la politique du roi, seul et vrai auteur, disaient-ils, du traité odieux qui stipulait l'égalité des dissidents et la garantie de la Russie pour la forme du gouvernement. Pour donner

Page 1