‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 15 sur 78 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

plus de poids à leur calomnie, on les vit bientôt après occupés à souffler la Confédération de Bar, formée pour détruire leur propre ouvrage de Radom. Cette inconséquence singulière les justifia cependant auprès de la classe la moins éclairée de la nation, à laquelle il parut impossible que des gens qui se liguaient pour détruire le traité, eussent travaillé volontairement» quelque temps auparavant, à le faire réussir, de sorte que le roi, sans y avoir d'autre part que celle de n'avoir pu s'opposer seul au torrent, demeura pourtant, aux yeux de la multitude trompée, chargé seul du blâme public.

» Croiriez-vous bien, monsieur, qu'un des quatre personnages qui avaient été à Moscou en 1767, sous le titre d'ambassadeur de la Confédération de Radom, pour demander à l'impératrice sa garantie et lui offrir leurs services dans l'affaire des dissidents, est celui-là même qui réside, de la part de la Confédération de Bar, à Paris, pour y obtenir des secours contre la Russie et pour ménager la destruction de l'ouvrage de celle de Radom où il jouait un des premiers rôles? Croiriez-vous que celui qui a été maréchal à Radom est un des principaux chefs de l'Assemblée d'Epérics, dans laquelle réside le gouvernement de celle de Bar?

» La conduite irrégulière et contradictoire de ces messieurs décèle le vrai motif de leur zèle apparent pour la religion, les lois et la liberté. Vous avez vu, monsieur, ce qu'ils ont fait à Radom et à Moscou dans l'espérance du détrônement du roi régnant. Vous les voyez aujourd'hui à Epéries sous le nom de défen-

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