XXII INTRODUCTION
seurs des lois et de la liberté, publier Tinterrègne et ordonner le régicide. Tantôt accusant le roi en Russie de mettre obstacle au succès de T affaire des dissidents, tantôt irritant la nation contre lui en lui persuadant qu'il est l'auteur du traité qui les favorise. Ainsi toujours incertains et changeants dans leurs démarches, ils n'ont cependant qu'un but permanent qui est la perte de leur souverain légitime. »
Catherine II faisait, en effet, payer bien cher à Stanislas-Auguste le plaisir qu'il avait eu d'abord à être roi de Pologne. C'est au mois d'avril 1773 qu'il écrivait à madame Geoffrin : a Je dis plus que jamais : Heureux les gens morts. Heureux mon frère qui est mort à Vienne *. Il souffrait trop de me voir dépouillé par cet empereur qu'il servait si bien. » Quelques semaines plus tard, le 5 juin, il ajoutait : « Maudit soit le jour qui me conduisit à la malheureuse place que j'occupe et qu'il ne faut pourtant pas abandonner. »
Stanislas-Auguste eut plusieurs fois à cette époque l'envie d'abdiquer. M. Glayre le lui conseilla aussi, dans l'espoir que la présence d'un nouveau souverain ramènerait l'opposition à des idées moins subversives. Le roi dut renoncer à cet acte devant les menaces des puissances copartageantes de faire disparaître complètement, dans ce cas, le royaume de Pologne.
Au moment où le premier traité de partage fut notifié au roi et où la Diète dut être convoquée pour y donner son adhésion, Stanislas-Auguste montra une