‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 18 sur 78 · INTRODUCTION. XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXV

adopter une conduite politique plus favorable à la Pologne que ne l'avait été celle de son prédécesseur, le duc d'Aiguillon. Pendant son séjour en France, il eut enfin l'occasion de s'occuper d'un projet de mariage entre le roi Stanislas et une jeune princesse de la maison de Bourbon-Condé.

Le premier objet de sa mission ne présenta pas beaucoup de difficultés, et le gouvernement de Louis XVI se montra même très aimable en accordant toutes les facilités possibles pour le transport par eau, de Paris àDantzig, des objets mobiliers qui arrivèrent à Varsovie en bon état.

Le comte de Vergennes avait toujours eu à l'égard de la Pologne des sentiments plus favorables que ceux du duc d'Aiguillon. Il accueillit donc très bien Maurice Glayre et ne tarda pas à prendre plaisir à s'entretenir avec lui des affaires générales de l'Europe. Il fit part de ces sentiments favorables à un seigneur polonais qui résidait depuis longtemps en France, le comte Mokronowski. (( M. Glayre m'a confirmé par la conversation tout le bien que vous marquez de lui dans la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, lui disait-il le 23 juillet. Je ne suis point surpris qu'il ait su se conciUer la confiance de Sa Majesté polonaise et l'estime universelle. Il inspire ces sentiments dans ses entretiens, et dans le peu que j'ai été à portée d'en jouir, j'ai contraclé le regret de voir que son séjour ne pouvait se prolonger plus longtemps en France. »

La question du mariage du roi de Pologne aurait été conduite à un résultat favorable par Glayre si la

Page 1