‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 20 sur 78 · I. Lettre du 24 mars · texte numérisé non relu

I. Lettre du 24 mars

XXX INTROPUCTION.

Maurice Glayre désirait depuis longtemps rentrer dans son pays. Comme il le disait lui-même en i8o/i, la carrière politique lui était devenue odieuse depuis le premier partage. « Il existe, écrivait-il à Monet en 1787, il existe dans la politique de ce pays un ordre de choses qu'il faut absolument que je perde de vue pour être heureux. » Le spectacle des luttes des partis , des intrigues de tout genre , de Tégoïsme ; Texistence d'une Constitution qui maintenait la désunion et même Tanarchie dans le pays, mais dont les puissances voisines n'auraient pas permis la revision, tout cela démontrait à Maurice Glayre que la Pologne était irrémédiablement perdue.

En 1787, Catherine II fit son célèbre voyage en Ukraine, où elle devait se rencontrer avec Joseph IL Stanislas-Auguste, toujours attiré vers la tsarine par son ancien amour, voulut aller à Mohilew pour obtenir une audience de cette souveraine et chercher à être utile à son pays. Glayre désapprouva cette entreprise qu'il considérait comme inutile et même imprudente. Il fit tout pour retenir le roi. Il eut le regret d'échouer dans ses efforts. Il lui présenta alors un projet qu'il lui proposa de soumettre à Catherine II, projet qui, selon lui, devait être la meilleure solution à donner

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