‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 26 sur 78 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

lui éviter cette prise de possession violente et désastreuse sous tous les rapports, par une alliance solide avec celui de ses voisins qui était le plus puissant, mais aussi le plus capable de comprendre, s'il le voulait bien, ses coutumes et ses lois.

Le roi de Pologne ne voulut pas entrer dans les vues de son conseiller intime, se basant sans doute sur ce fait qu'elles étaient contraires à la Constitution garantie par la Russie. Cela ne Tempêcha pas cependant de se rallier avec la plus grande satisfaction, en 1791, au nouvel acte constitutionnel qui établissait l'hérédité du pouvoir en faveur de la maison de Saxe. Cette fois, la Russie ne fut pas consultée et la Diète montra même une très grande animosité à l'égard de ce pays qui prit aussitôt sous sa protection un certain nombre de personnes mécontentes de ce qui venait d'être fait. De là sortit la confédération de Targovitsa et le partage définitif entre les trois puissances voisines. Le projet de Glayre avait l'avantage d'intéresser la Russie au succès de la revision, de prévenir un nouveau démembrement. S'il avait été adopté, le sort futur de la Pologne eût été probablement meilleur ; il n'eût pas pu être plus mauvais.

Toutes ces raisons politiques, jointes à d'autres plus personnelles et intimes, dans le détail desquelles je ne veux pas entrer ici, donnèrent à Maurice Glayre « le degré de force nécessaire pour prendre le parti que son cœur avait si longtemps combattu ». Il refusa d'accompagner le roi dans son voyage et lui demanda la permission d'en entreprendre un autre dans son

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