‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 27 sur 78 · INTRODUCTION. XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXVII

pays, où ses affaires rappelaient. Il obtint cette permission et quitta Varsovie le samedi 3i mars 1787. « J'arrivai à Lausanne dans le courant de mai, dit-il, le cœur déchiré et plein de la pensée que l'heure fatale pour la Pologne approchait. » *.

Maurice Glayre avait quarante-quatre ans lorsqu'il rentra dans son pays. Il en avait passé vingt-trois en Pologne. Il s'était amassé, pendant ce temps, un grand trésor d'expérience et de connaissance du monde. Il avait connu les Cours de Berlin, de Pétersbourg, de Vienne et de Versailles. Il avait été mêlé à de grands événements et introduit dans la société de la plupart de ceux qui dirigeaient les affaires du temps. En Pologne, il avait été et resta l'ami et le confident de son vénéré et malheuieux maître Stanislas-Auguste. Les parents du roi et toute la haute société de Varsovie lui avaient montré la plus grande sympathie et se souvinrent pendant longtemps de sa loyauté et de son désintéressement. « Me voilà de retour de Pologne, lui écrivait un de ses amis quatre ans plus tard. Je vous apporte des compliments, des amitiés et des assurances d'estime de la part de tout le monde. Il faudrait vous parler de tout

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