XXXVIII INTRODUCTION
Varsovie si je voulais vous nommer tous ceux qui m'ont chargé de vous faire leurs compliments * » .
Le roi avait quitlé Varsovie pour aller aller audevant de Catherine II dès la fin de février 1787. Glayre lui annonça son départ le 3o mars et en reçut à Lausanne la leltrc suivante :
« Kaiiiow, le 7 avril.
)) Je réponds à votre dernière ; c'est la première fois qu'une lettre de votre part me fait de la peine. Je ne sais pourquoi j'avais toujours jusqu'ici une certaine espérance que vous ne partiriez pas. Je croyais toujours que quelque incident, quelque circonstance vous en empêcherait. Cela fait que la certitude de votre éloignement me devient d'autant plus sensible. Vous ne sauriez croire combien il m'en coûte d'être séparé de vous. Plus j'avance en âge et plus toute séparation avec un ami devient pénible. Et c'est bien vraiment, mon bon Glayre, que je vous regarde comme mon ami. Il y a peu de choses dans la vie dont je me tienne si assuré. Que tel soit donc voire retour. Ecrivezmoi cela bien positivement. Cela m'est nécessaire... Adieu donc, puisqu'il le faut. »
Glayre se trouva placé entre le désir de terminer ses jours dans son pays et celui de ne pas abandonner la
I, Lettro du colonel Silvestro do Nyoïi à M. Glayre, 2 juillet