‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 30 sur 78 · XL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL INTRODUCTION

VOUS êtes mieriy vous me l'avez dit et mon cœur l'a senti *. ))

Six mois plus tard, Glayre recevait encore du roi les lignes suivantes qui sont empreintes de l'amitié la plus sincère et la plus vive : « Je ne ferai point de l'esprit car je ne m'en sens pas du tout dans ce moment ; mais je vous dirai tout uniment, mais bien sincèrement que je vous aime, que je vous estime et que je compte que vous êtes un des êtres de ce monde qui m'aiment le mieux.

» J'espère vous voir ce printemps comme vous nous l'avez promis. Si vous ne venez pas, je dirai : Glayre est conséquent , il a épousé une femme de mérite, il a à l'égard de cette femme les égards qu'il lui doit. Ce sera une satisfaction de moins pour moi, que de ne pas voir Glayre près de moi, mais j'aurai celle d'avoir une raison de plus ne l'estimer.

» Si au contraire les choses s'arrangent de manière que vous puissiez venir à Varsovie dans trois mois d'ici, vous êtes bien sûr d'être reçu à bras ouverts par tous vos amis, moi en tête.

» Vous pouvez dire à madame votre épouse que si elle fait votre bonheur, elle peut être sûre d'une grande somme de reconnaissance en Pologne. ^ »

Stanislas-Auguste fut bientôt obligé d'avoir recours aux bons avis et aux services de Glayre. Le général de Monet avait demandé depuis longtemps, à cause de son âge avancé, h être remplacé comme agent du roi

Page 1