INTRODUCTION. \LI
à Paris. En 1787 enfin, on lui trouva un successeur dans la personne d*un jeune Américain très intelligent et très dévoué nommé Littlepage. Celui-ci remplit ses fonctions pendant un certain temps de manière à mériter la satisfaction de son maître. Au printemps suivant, il voulut quitter le service du roi et prétexta Tobligation de retourner dans sa patrie, les États-Unis. En réalité, il voulait aller en Pologne où l'attirait son affection pour la comtesse de Nassau et ensuite en Russie pour s'enrôler dans les armées qui combattaient alors les Turcs sur les bords de la mer Noire. Le roi de Pologne fut ainsi menacé de se trouver au bout de peu de jours sans agent à Paris au moment où ce poste semblait devenir plus important par suite de la disposition où se trouvait le cabinet de Versailles d'entretenir des relations plus régulières qu'autrefois avec celui de Varsovie. Il se hâta de faire part de ce contre-temps à Glayre et de le prier de partir au plus tôt pour Paris. « Ce n'est plus à Varsovie mais à Paris que je désire que vous alliez, lui disait-il, et cela le plus tôt possible. » ... Littlepage doit partir pour l'Amérique au commencement de mai. Il faut donc que celui qui aura à le remplacer soit à Paris avant la fin d'avril. J'ai beau passer en revue tous ceux qui, d'ici, ont convoité cette place, il n'y a que vous qui puissiez me convenir. Le primat et l'ambassadeur pensent de même*... Mais, me direz-vous, je suis marié, ma
I. Ambassadeur de Russie. — Le prince Primat de Pologne était le frère cadet du roi, Michel-Georges Poiiiatowski.