XLII INTRODUCTION
belle-mère est mourante; mon beau-père est vieux, je réponds : c'est dans les occasions pressantes qu'on montre son zèle. Vous m'avez si bien et si longtemps prouvé le vôtre que je ne me permets pas même le doute sur la résolution que vous prendrez dans celle-ci. Si vous ne pouvez pas sur l'heure vous arranger de manière à transporter votre domicile permanent à Paris, je vous demande dans ce cas de faire seulement une course légère pour y être avant la fin d'avril. Je consens que vous reveniez ensuite dans votre pays pour y mettre ordre à vos aflaires pendant quinze jours, et qu'après vous alliez vous établir fixement à Paris.
»... Adieu pour cette fois. J'attends votre réponse affirmative avec la plus inquiète impatience. C'est un moment de crise. Quand vous aurez lu ma correspondance, vous verrez combien est essentiel et capital pour moi le service que -vous demande celui qui n'a jamais cessé de vous chérir et de compter sur vous.
»... Ah çà ! partez, partez, partez, je vous en conjure, le plus tôt possible pour Paris. Il me faut absolument que vous y soyez avant la fin d'avril et que vous y trouviez Littlepage. * »
Le même jour, Stanislas-Auguste annonça au baron de Breteuil, ministre de la maison du roi, l'arrivée prochaine de Glayre à Paris. Celui-ci partit sans consacrer plus de vingt-quatre heures à mettre en ordre ses affaires et, cinq jours plus tard, il était auprès